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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 13:40

 

 

Nous n’allons pas tenter d’expliquer uniquement à des personnes aux prétentions avouées ou révélées quelques notions basées sur des textes et lois en vigueur dans tous les points de l’hexagone.

Surtout aux quatre coins…

 

Restons généralistes mais pédagogiques !

 

Le rond-point , ou techniquement : carrefour à sens giratoire ; désigne une intersection comportant un terre-plein central, ceinturé par une chaussée mise à sens unique par la droite, sur laquelle débouchent différentes routes.

 

Et toc !

 

Nous continuerons donc à utiliser l’expression rond-point pour cette infrastructure dans ce qui suit.

 

Le but de cette infrastructure est donc :

 

                  1-   principalement de limiter les accidents à l’intersection et d’empêcher ainsi les chocs frontaux et perpendiculaires ;

 

                  2-   également de réguler la circulation, de la rendre plus fluide et moins dangereuse.

 

En théorie, les ronds-points sont faits pour rendre les intersections moins dangereuses.

 

Ces intersections constituent cependant le principal lieu d’accidents de la circulation, notamment pour les motards souvent inconscients du danger et trop confiants dans leur agilité et les possibilités de leur engin. Plus de la moitié des accidents de moto en Europe ont lieu en intersection.

 

Moins dangereuses ? Pourtant, nous avons tous connu des frayeurs dans des ronds-points.

 

 

Un rond-point, ça s’anticipe !

 

A l’approche d’un rond-point, le but premier est de se positionner correctement, afin d’éviter d’avoir à effectuer par la suite des changements de voie, toujours délicats à opérer une fois que l’on se trouve engagé dans le carrefour à sens giratoire.

 

La position du véhicule dans le rond-point dépendra beaucoup de la trajectoire que vous comptez emprunter. Et pour cela, il faut savoir où se placer en fonction de la sortie visée.

D’abord, repérer les lieux, visualiser le rond-point, en deviner ou en observer la configuration.

Tout cela en observant le panneau de signalisation routière qui est sensé le décrire !

 

Mais ces panneaux ne reflètent pas toujours l’exacte réalité.

 

L’emplacement et l’axe réels des sorties peuvent se trouver en décalage avec la représentation qui en est donnée sur le panneau.

 

Alors, quand on doit aborder un rond-point complètement inconnu surtout en cas de mauvaise visibilité, ne pas fier aveuglément au panneau. Mais considérer simplement qu’il donne au moins une indication générale, ne serait-ce que sur le nombre d’entrées/sorties.

Ce qui suppose également une adaptation de l’allure.

 

L’idée générale est de ralentir pour laisser observer les lieux, l’éventuel trafic, l’arrivée de véhicules et leur comportement…

 

Mais aussi de permettre de se placer, de vérifier l’état du revêtement dans le rond-point, de prévoir sa trajectoire, de tenir compte de l’adhérence de la chaussée, etc.

 

Ensuite, un rond-point est (normalement) toujours signalé par ces panneaux :

                  1er  placé en amont de l’intersection (150 m hors agglomération, 50 mètres en agglomération), annonce le rond-point.

 

                  2e implanté à la hauteur de ligne d’effet du céder-le-passage, à chaque entrée du rond-point.

 

                  3e  positionné sur l’îlot central, en face de chaque entrée, et indique le sens unique de circulation vers la droite.

 

Attention : Un rond-point constitue un système de priorité à gauche.

 

En effet, si un véhicule est déjà engagé dans le rond-point, on doit lui céder le passage (article R.415-1 du Code de la Route).

Encore une fois, dans le texte du Code, c’est bien au véhicule non prioritaire de céder le passage, et non au véhicule prioritaire de « forcer la priorité ». 

On doit ralentir aux abords d’un rond-point pour pouvoir s’arrêter dans l’hypothèse où le passage ne serait pas libre.

Un véhicule est considéré comme engagé dans l’intersection à partir de l’instant où son aplomb avant (pare-choc avant sur une voiture, roue avant d’une moto) franchit la ligne d’effet du céder-le-passage.

 

En cas de non-respect de ces consignes, on s’expose à une amende de 4e classe et à un retrait de 4 points sur le permis.

 

 

 ;

 

 

 

 

Le Code de la Route ne dit rien de précis et ce sont les règles générales de circulation dans une intersection qui s’y appliquent.

 

Il faut donc assimiler le rond-point à une chaussée à sens unique circulaire.

 

La place à prendre dans la circulation dans un rond-point, va dépendre de la sortie que l’on compte emprunter.

 

Pour :

 

                  a-   sortir à droite ou aller tout droit sans pour autant dépasser l’axe médian du carrefour, il faut rester sur la voie de droite.

 

                  b-   aller au-delà de l’axe médian (à gauche) ou de faire demi-tour, il faut se rapprocher du terre-plein central pour le contourner.

 

Si la personne qui conduit :

 

                  c-   ignore en s’engageant quelle sortie elle souhaite prendre, il faut rester alors sur la voie de droite.

 

                  d-   pénètre dans un rond-point comportant plusieurs voies de circulation, en vue d’emprunter une sortie située sur la gauche par rapport à son axe d’entrée, elle pourra se placer dès l’entrée du rond-point sur la file de gauche et circuler sur la voie la plus proche du centre du rond-point, à condition d’effectuer cette manœuvre sans danger pour les autres usagers de la route.

 

Cela suppose que normalement le rond-point comporte au moins deux voies de circulation, matérialisées au sol !

Pour résumer :

 

Am-             C’est une possibilité, un droit, pas un devoir, encore moins une obligation.
 

Stram-      Cela implique de se placer correctement dès l’entrée du rond-point.

              Dans un rond-point, on ne change JAMAIS de voie de l’extérieur vers l’intérieur !

 

Gram-       Même dans le rond-point, là où aucun véhicule n’a le droit de s’arrêter, ni de raison de ralentir, il arrive de devoir effectuer des freinages brusques, à cause d’un véhicule qui aura coupé la route à celui devant vous, par exemple.

              Garder en permanence une distance de sécurité d’au moins deux secondes et surtout, ne restez JAMAIS pile derrière un véhicule, dans son alignement.

 

Tagada-  Le fait de se situer dans le rond-point ne dispense aucunement de l’usage du clignotant.

                        Il faut impérativement informer les autres usagers de ses intentions en cas de changement de file ou lorsqu’on décide de quitter le rond-point.

                        Pour autant, le clignotant ne confère pas une priorité.

 ;

 

En cas d’accrochage dans un rond-point, il n’en demeure pas moins vrai qu’il faut être le plus précis possible dans la rédaction du constat amiable qui doit refléter au mieux la réalité des faits au moment du choc.

Contrairement à une idée reçue et tenace, le fait d’être impliqué dans un sinistre dans un rond-point n’est pas systématiquement synonyme de partage de responsabilités.

Donc, attention à bien expliciter les circonstances de l’accident dans les parties « observations » et « croquis », qui seront très utiles aux assurances pour connaître les circonstances de l’accident.

 

Les cases concernées principalement dans le cas d’un accident dans ou aux abords d’un rond-point sont :

                  - la case n°06:     « s’engageait sur une place à sens giratoire » ;

                  - la case n°07 :    « roulait sur une place à sens giratoire » ;

                  - la case n°10 :    « changeait de file » si un des véhicules a perturbé la circulation en changeant de file alors que les deux véhicules impliqués se trouvaient engagés dans le rond point ;

                  - la case n°17 :    « n’avait pas observé un signal de priorité » dans le cas où un véhicule venait de s’engager dans le rond-point lorsqu’il a heurté un autre véhicule.

 

D’autres cases, bien évidemment, peuvent également s’appliquer de façon plus générale, comme par exemple, le fait de heurter à l’arrière un véhicule ou de virer à droite.

 

Attention : Dans l’hypothèse où le constat amiable ne reflèterait absolument pas la réalité, il n’y a aucune obligation de signer le document, la seule obligation en cas de sinistre étant de fournir ses coordonnées pour pouvoir être identifié.

Il faudra alors déclarer le sinistre à son assureur de façon unilatérale en expliquant au mieux les circonstances de l’accident et en fournissant les éléments de preuve en sa possession (photos, témoignages, rapport des représentants de l’ordre, etc).

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Published by Panglos
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