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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 11:02

 

Et si on avait décidé d’installer

un bioréacteur

 

STOC

à Beuvry (62660)

 

         ???????????????????????  ¿¿¿

 

Voici un scénario probable de changements à Beuvry pour faire en sorte que les choses bougent… Cette probabilité pouvant se changer en réalité si d’aventure…

 

En effet, les besoins de fonds se faisant pressants, pour répondre aux engagements pris à tous les échelons locaux et surtout à leur réalisation… Diverses projections ont été envisagées. Celle-ci étant une hypothèse parmi d'autres...

 

Pour cela, un retour sur de précédents articles serait utile, mais pas encore indispensable. Ceci pour les toqué(e)s du copier-coller à tout-va…

Et parce que le sous-sol beuvrygeois ne semble naturellement et normalement pas aussi prometteur en gaz par fractionnement que celui d’autres communes à l’histoire minière plus développée.

L’urgence, l’imprévision, la précipitation et les interconnexions ayant porté sur le captage d’une eau encore moins polluée…

Avec les mouvements que l’on a eu en répercussion…

 

Mais revenons à ce qui ne pourrait être qu’une hypothèse… Un cas d’école…

 

Le volume des déchets ne cessant d’augmenter et leur stockage présentant un problème de plus en plus pressant malgré la part significative valorisée, une solution se devait d’être trouvée.

 

 

Comme certains termes pourraient être de plus en plus être employés à Beuvry, faisons une mise au point pédagogique :

 

Centre de stockage des déchets ou centre d'enfouissement technique ?

 

En fait les deux sont identiques... il s'agit d'appellations "officielles" qui changent en fonction des textes réglementaires.

 

Initialement, les déchets étaient stockés plus ou moins sauvagement en périphéries des lieux d'habitation (information disponible en mairie pour tout chercheur en histoire locale). Ces sites étaient appelés décharges (non qui reste dans le langage commun).

 

Puis avec les changements successifs, la gestion des déchets est devenue une activité professionnelle encadrée par une réglementation. Les textes ont fait alors référence à des centres d'enfouissement techniques (ou CET).

 

Le caractère "ultime" des déchets enfouis a ensuite été rendu obligatoire. Les installations ont alors pris le non de centres de stockage de déchets ultimes (ou CSDU). Et là, on a distingué 3 classes de CSDU en fonction du type de déchets reçus.

 

De plus, depuis 2006, la réglementation parle d'installation et non plus de centre. Le caractère ultime du déchet étant bien établi, la dénomination s'est attachée au caractère dangereux ou non du déchet enfoui. On a donc distingué ainsi toujours 3 types d'installations:

 

Et chaque déchet, selon sa composition et son impact sur l’environnement, s’est vu diriger vers le CET approprié. Les CET se répartissent en trois classes :

 

CET de classe 1

Les ISDD ou installations de stockage de déchets dangereux

 

Ils accueillent les déchets très dangereux pour la santé et l’environnement (exemples : amiante libre, résidus des fumées d’incinération des déchets ménagers etc).

 

CET de classe 2

Les ISDND ou installations de stockage de déchets non dangereux

 

Ils permettent de stocker les déchets représentant des risques moyens de pollution pour la santé et l’environnement (exemples : meubles, cendres des déchets ménagers etc).

 

CET de classe 3

Les ISDI ou installations de stockage de déchets inertes

 

Ils servent à stocker les déchets représentant des risques faibles pour la santé et l’environnement (exemples : gravats, terre propre etc).

 

Tout cela en attendant que quelqu’un ne bouge tout cela et qu’un nouveau texte ne vienne à nouveau tout changer !

 

 

 

 

Mais alors, le scénario probable ?

 

Et bien, il faudrait normalement une étude préalable.

 

Etude la plus exhaustive possible sur son utilité, et bien sûr publique…

 

Cette étude devrait intégrer aussi mais pas seulement les impacts sur les eaux souterraines et superficielles ainsi que l'impact sur les rejets atmosphériques et l'aspect paysager.

Après identification des principaux enjeux environnementaux, analyses effectuées sur l'existant un choix de site d'implantation pourrait être projeté sur Beuvry.

 

Car à Beuvry, la commune n’est plus totalement maitresse de son développement, que ce soit dans le contrôle des aspects liés à l’urbanisme et cela malgré sa qualité de propriétaire du sol par l’abandon symbolique de ses compétences.

 

Le site, aux périmètres non encore définis, devrait permet l'exploitation d'alvéoles sur une durée maximale de 18 mois.

Au terme de cette période ces premières alvéoles seraient refermées et de nouvelles ouvertes pour une nouvelle période. Et ainsi de suite…

 

Pour les sceptiques, voici une référence officielle indiquant que ce mode d'exploitation est régi par un décret : n°2009-1441 du 24/11/2009.

 

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000021334621&fastPos=1&fastReqId=811471047&categorieLien=id&oldAction=rechTexte

 

Le projet STOC serait donc la réponse trouvée à un besoin ciblé.

 

Ce projet prévoit une installation de stockage de déchets non dangereux en mode bioréacteur ainsi qu'un centre de tri à la pelle mécanique. Quelques (dizaines de) milliers de tonnes par an de déchets pourraient ainsi être enfouis sur une durée totale de dix ans d'exploitation reconductibles sur un autre site programmé.

 

Le début prévisionnel de l'exploitation pourrait être rapidement programmé, pour la fin de l'année en cours.

Une surface d'exploitation inférieure à 2500 m2. serait une approche raisonnée du problème avec au bout de 18 mois, couverture de chaque alvéole avant le début de la fermentation des déchets.

 

Puis commencerait la phase d’optimisation du captage et de valorisation du biogaz produit.

 

Là, et ce ne serait pas inutile avec cette production, la création d'un jury de nez au sein de la population éventuellement exposée !

 

Ce mode accélérant la dégradation des déchets.

 

 

L'aménagement du fond de l’alvéole est composé du bas vers le haut :

 

4

 

Une couche drainante en matériaux naturels siliceux.de 50 cm

3

 

Une barrière d'étanchéité active composée d'une géomembrane PEHD et d'un géotextile de protection

2

 

Un renforcement de la barrière passive par un géosynthétique bentonitique.

1

 

Une barrière d'étanchéité passive de faible perméabilité sur une hauteur de 1 mètre.

 

Dès la fin de l'exploitation d'une alvéole, une couverture étanche y est immédiatement posée dans le triple but de :

1- Réduire le risque de nuisance olfactive.

2- Réduire la production de lixiviats

3- Optimiser la maîtrise de la production du biogaz.

 

Donc, avec l'accélération de la dégradation des déchets, la production du biogaz est maîtrisée, le réseau de collecte amélioré et la densité du puits supérieure.

 

L'admission des déchets devra être dûment contrôlée !

 

Afin de résoudre considérablement les nuisances, l'exploitation se ferait alvéole par alvéole. Les captages par drain du bio gaz se faisant au fur et à mesure.

 

Devant une commission mixte de suivi du site, un rapport d'exploitation et environnemental devrait être présenté tous les trimestres.

Cette commission, pour garantir la justesse des éléments présentés ainsi que valider les choix devraient comprendre parmi ses membres outre les élu(e)s impliqué(e)s et responsables, les personnes techniquement et économiquement qualifiées employées, des représentants associatifs ainsi que des riverain(e)s avec de réels pouvoirs décisionnaires…

En outre, un comité de contrôle mandaté par la municipalité de Beuvry où serait implanté le site pourrait (faire) effectuer à sa demande et de manière aléatoire des analyses. Les représentants associatifs et simples riverain(e)s serait associé(e)s aux diverses procédures de contrôle.

 

Quant à l'équilibre hydrique du site…

 

Les lixiviats seraient réinjectés dans les alvéoles par le biais d'une unité de traitement en relation avec le traitement biogaz.

Cette technique permettant :

1- une accélération de la dégradation des déchets,

2- une réduction de 20% des lixiviats à traiter,

3- ainsi que la possibilité de traiter ces lixiviats sur site.

 

Il est bien sûr évident qu’un tel processus nécessitant des compétences spécifiques notamment en sécurité, un appel d’offre devrait alors être envisagé pour la mise en fonction et l’exploitation de ce genre de site.

 

Ceci avec au terme de cet appel d'offre, la mise en place de nouveaux tarifs d’enfouissement.

Tarifs qui pourraient avoir des conséquences importantes sur les finances d’une Communauté de Communes, ainsi que sur les prélèvements fiscaux affectant la population.

 

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Published by Panglos
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commentaires

Titi 02/05/2014 22:59

Si on appliquait ce système ce serait une bonne idée pour ce qui est du recyclage de certains déchets. Le problème c'est que nos génies n'y connaissant rien vont encore bricoler ça comme des piafs, que ça ne sera pas bien fait, que ça ne sera pas pour rien (il faut assurer les financements occultes), que ça coûtera un max aux derniers contribuables, que le sous-sol aura droit à de nouveaux cadeaux. Et surtout comme vous l'indiquez, avec les abandons de compétences entre amis les riverains n'auront rien à dire, juste encore une fois à subir !

Pugwash 03/05/2014 19:08

Hormis vos réserves, que nous ne contestons pas bien au contraire (votre liste nous semble d'ailleurs très incomplète), ce genre de solution pourrait présenter plus d'avantages que d'inconvénients.
Nous verrons bien dans un futur plus proche qu'on ne le pense, ce qui se fera. Et espérons-le : comment ce sera fait !

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