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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 18:32

Désinfection des eaux usées traitées


N’importe quoi !

Après avoir croisé un individu introduit dans les milieux autorisés qui a tenté de dévoiler l’étendue du savoir sur la non nocivité du chlore et de ses dérivés  sur l’environnement et la population afin de me permettre de me cultiver, je publie cet article, technique soit mais fondé sur d’autres choses que des brèves de buvette d’après conseil municipal.

Et je confirme qu'à Beuvry, on ne cultive pas que de la betterave ! Maïté aurait parlé de bécasse...

Donc comme Beuvry va avoir sur son territoire à la fois une station d’épuration, des points de captage et un réservoir d’eau (ou plus), et que les eaux stockées et traitées risquent de subir l’action de produits chlorés, système largement répandu, j’ai trouvé sur la toile ces quelques observations de chez nos cousins d’outre-atlantique qui pourront éclairer votre lanterne sur les risques liés à leur usage.

J’ai étayé l’article afin de pouvoir le rendre « bloggable » et je vous invite à visiter cette source (à l’aspect indigeste mais bel et bien potable) afin de mieux cerner le problème.

http://www.mddep.gouv.qc.ca/eau/eaux-usees/problematique.htm

Outre les problèmes occasionnés par les autres formes de pollution (pollution organique, toxique et visuelle, ainsi que la pollution causée par les fertilisants), l'intégrité des milieux aquatiques peut être altérée par la contamination microbienne des eaux.


 Cette contamination provient de nombreuses sources de rejets qui peuvent être groupées en quatre grandes classes, soit :

·   les sources urbaines (rejets municipaux ou privés non traités, débordements de réseaux d'égout de type unitaire, rejets des ouvrages municipaux et privés d'assainissement des eaux, etc.);

·   les sources industrielles (eaux de procédé de certaines industries et eaux sanitaires);

·   les sources agricoles (surtout liées à une « gestion » des engrais);

·   les sources dites naturelles (excrétions des animaux à sang chaud).

Ces rejets peuvent causer une contamination microbienne susceptible de compromettre la pratique sécuritaire de nombreux usages de l'eau, sans compter qu'une piètre qualité d'eau brute peut augmenter les difficultés de traitement de l'eau potable.

Pour des raisons de santé publique, il s'avère donc parfois nécessaire de réduire la contamination microbienne d'une eau de surface. La désinfection des eaux usées de sources ponctuelles (urbaines ou industrielles) est une façon efficace d’y parvenir.

Le choix d'un moyen de désinfection se fait normalement en considérant les contraintes techniques, économiques et environnementales qu'il présente. En ce sens, le mode de désinfection idéal est celui qui regroupe les caractéristiques suivantes :

·   efficacité pour la plupart des micro-organismes pathogènes sous différentes conditions;

·   absence de sous-produits indésirables formés à la suite de son utilisation;

·   produit non dangereux pour les humains et pour la vie aquatique;

·   facilité d'utilisation;

·   faibles coûts d'investissement et d'exploitation.

Il existe plusieurs moyens pour désinfecter les eaux usées, mais, en pratique, les seuls couramment utilisés aujourd'hui sont la chloration, la chloration-déchloration, l’ozonation, le rayonnement ultraviolet et le lagunage.

La chloration


 Le chlore est un agent oxydant fort qui réagit facilement avec plusieurs substances organiques et inorganiques trouvées dans les eaux usées. Il est particulièrement efficace pour détruire les bactéries, mais moins efficace contre les virus. Aux fins de désinfection, le chlore est utilisé sous les formes suivantes : chlore gazeux, hypochlorite de sodium (eau de javel) et bioxyde de chlore.

Au plan économique, il s'agit d'une technologie dont les coûts sont bien connus et les plus faibles parmi toutes les techniques éprouvées.

Au plan de la sécurité, la manipulation du chlore, notamment sous forme gazeuse, nécessite d'importantes mesures de protection pour le personnel de la station d'épuration et constitue un risque pour la sécurité publique lors du transport.

Enfin, au plan environnemental, la désinfection des eaux usées au chlore peut avoir un impact significatif sur la vie aquatique à cause de la toxicité, aiguë et chronique, du chlore résiduel. De plus, le chlore réagit avec certaines matières organiques contenues dans les eaux usées, même traitées, pour former des sous-produits organochlorés, dont certains sont potentiellement cancérigènes.

La chloration-déchloration


Depuis quelques années, pour contrer les effets nocifs du chlore sur la vie aquatique, la déchloration s'est de plus en plus répandue partout dans le monde. La déchloration se fait généralement par addition de bioxyde de soufre (SO2). Il réagit très rapidement au contact du chlore résiduel dans l'eau et permet d'éliminer la toxicité qui y est associée. Par contre, la concentration en oxygène dissous de l'eau traitée s'en trouve réduite.


Tout comme pour la chloration, il s'agit d'une technique bien maîtrisée et relativement simple. Elle entraîne toutefois une augmentation des coûts et une augmentation des risques pour le personnel de la station d'épuration et pour la sécurité publique lors du transport.

Au plan environnemental, ce moyen de désinfection est moins dommageable que la simple chloration. Il ne permet toutefois pas d'empêcher la formation de sous-produits organochlorés et les problèmes associés.

Tableau comparatif des principaux modes de désinfection des eaux usées

 

CHLORATION

CHLORATION
DECHLORATION

OZONATION

RAYONNEMENT ULTRAVIOLET

LAGUNAGE

Inactivation bactérienne

bonne

bonne

bonne

bonne

bonne

Inactivation virale

faible

faible

bonne

bonne

faible

Réactivation possible

oui

oui

non

oui

non

Toxicité pour la vie aquatique

élevée

faible

faible

non

non

Formation de produits secondaires nuisibles

oui

oui

faible

non

non

Corrosif

oui

oui

oui

non

non

Risque pour la sécurité publique

oui

oui

non

non

non

Risque pour le personnel exploitant

élevé

élevé

modéré

faible

non

Transport requis

modéré

important

non

non

non

Complexité de la technologie

modéré

modérée

élevée

faible

non

Facilité de contrôle du procédé

bien connue

bien connue

en développement

en développement

impossible

Fiabilité des équipements

bonne

bonne

passable

bonne

pas d'équipement

Applicable à quelles stations d'épuration

toutes les tailles

toutes les tailles

grosses stations

petites et moyennes(de plus en plus pour les grosses)

petites et moyennes

Niveau de prétraitement requis

aucun(1)

aucun(1)

secondaire

secondaires (projets en cours pour primaires)

aucun

Entretien requis

minime

minime

élevé

variable

aucun

Coûts totaux

faibles

modérés

élevés

modérés

aucun ou faibles

Adaptation d'un tableau tiré de RUDD, T. et L.M. HOPKINDON (1989).

(1): Le risque de toxicité et la formation de produits secondaires nuisibles augmentent toutefois avec la contamination de l’eau usée.

Aux Etats-Unis, la désinfection des eaux usées a été implantée presque systématiquement dans les usines d'épuration. Les autorités voulaient ainsi éviter la contamination de l'ensemble des cours d'eau par des micro-organismes pathogènes.

Ayant entrepris leurs travaux d'assainissement il y a plusieurs décennies, ils ont eu recours surtout à la chloration, qui était alors le mode de désinfection le plus populaire et celui qui semblait le plus efficace.

Aujourd'hui, un grand nombre d’équipements de désinfection sont encore utilisés à l'année et la chloration est encore acceptée. Mais l'introduction de contraintes environnementales dans le système de permis américain (National Pollutant Discharge Elimination System – NPDES) a mis en lumière l'ampleur des problèmes environnementaux associés à la chloration.

La U.S. Environmental Protection Agency encourage maintenant la substitution des systèmes de chloration par des systèmes de rechange (rayonnement ultraviolet et ozonation essentiellement). Pour les stations existantes, les coûts de remplacement de ces systèmes sont très élevés et les exploitants optent plutôt pour l'ajout d'une unité de déchloration aux endroits jugés problématiques. Pour les nouvelles stations, la désinfection est maintenant limitée aux endroits pertinents et seulement pendant les périodes de l'année où cela est nécessaire. De plus en plus, on adopte le rayonnement ultraviolet. Enfin, plusieurs états américains optent maintenant pour la désinfection durant la saison de baignade seulement.

En Europe, les autorités sanitaires recommandent la désinfection des eaux usées principalement lorsque les normes microbiennes définies dans deux directives du Conseil des communautés européennes sont compromises, soit la Directive concernant la qualité des eaux de baignade (1975) et la Directive relative à la qualité des eaux conchylicoles (1979). La désinfection est mise en place presque exclusivement dans les zones côtières très fréquentées pour la baignade ou la cueillette de mollusques.

Même si la désinfection des eaux usées n’est pas très répandue, les autorités sont de plus en plus sensibilisées au problème de la chloration et plusieurs favorisent la mise en place de procédés de rechange pour la désinfection.

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Published by Panglos - dans L'info du jour
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commentaires

Schtroumpf n°62 04/10/2009 14:40


Une eau potable est une eau que l’on peut boire sans risque pour la santé.

Afin de définir précisément une eau potable, des normes ont été établies qui fixent notamment les teneurs limites à ne pas dépasser pour un certain nombre de substances nocives et susceptibles
d’être présentes dans l’eau.

Le fait qu’une eau soit conforme aux normes, c’est-à-dire potable, ne signifie donc pas qu’elle soit exempte de matières polluantes, mais que leur concentration a été jugée suffisamment faible pour
ne pas mettre en danger la santé du consommateur.

Source : http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/doseau/decouv/potable/potableNor.html


Shadock 04/10/2009 13:46


Ah oui, je comprends.
Suis-je bête !
C'est comme Tchernobyle, ça n'arrivera pas chez nous !


Panglos 04/10/2009 13:03


Mais mon brave monsieur, c'était il y a longtemps (sic !) et ça s'est passé loin (re-sic !)...

Ici, aucun risque, même si la loi change dans quelques mois...


Shadock 01/10/2009 22:26


Le 17 mai 1999, peu avant 12h00, l'hôpital de district de Grosshöchstetten BE est averti qu'un grave accident au chlore gazeux vient de se produire à la piscine locale. Le médecin-chef Heinz Burger
et son équipe n'ont que quelques minutes pour organiser une assistance médicale et psychologique aux blessés. Les premières victimes - surtout des écoliers et des personnes âgées - sont amenées à
l'hôpital par des particuliers.
Ce gaz piquant, poison corrosif, a pénétré profondément dans leurs poumons: ils souffrent de problèmes respiratoires aigus et de toux convulsives s'accompagnant parfois de nausées. Certaines
personnes âgées, qui réagissent par de violentes crises d'asthme, refusent les masques à oxygène.


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