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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 21:12

 

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Vous êtes maire. Vous avez beaucoup promis pour être élu(e).

 

 

Un peu de culture. Le sociologue C. Mattina a expliqué (à une réunion de personnes qui faisaient l’effort de chercher à comprendre, pas à faire semblant) ce que sont et à quoi servent - si elle servent ! - les promesses électorales. Vu ?

 

Avertissement :    C’est un peu hermétique aux personnes étanches. Alors avant de vous plonger dans ce grand bain de lecture et de culture…

 

D’abord, la promesse électorale est différente selon le lieu où l’élu(e) s’exprime et sa position dans la hiérarchie politique.  Ça va, on suit toujours ?

 

Pour les législatives en 2012, par exemple, l’important ne sera pas la promesse en tant que telle, mais la réthorique sur la promesse tenue ou non tenue. Plouf ? Plouf !

 

On est plus dans la complexité de la relation politique entre la personne candidate qui pense être la future élue et l’électeur(-trice).

 

Avec les promesses, une seule certitude garantie : si t’en fais pas plus que les autres, t’es morte Adèle(*) !

 

 (*) Le nom a été changé pour préserver l’anonymat.

 

« Quand on n’a pas les moyens de vraiment agir, comme Obama, on fait des promesses », comme le répétait alors Vous-savez-qui-dont-on–ne-doit-pas-dire-le-nom

 

Car la promesse électorale a une grande valeur symbolique. Elle a une capacité à rassurer, à faire croire en quelque chose, etc. Faire naître un espoir en somme !

 

C’est l’exemple des lettres inutiles, dont elle sait qu’elles ne déboucheront pas sur une embauche, mais qu’elle rédige quand même, font suivre en Préfecture, à Artois-Comm ou au Conseil Régional, et pour lesquelles ils exigent une réponse.

 

Il y a eu une évolution dans les promesses. Depuis l’ancien testament avec Joseph, Mairie et compagnie, les politiques sont de vraies actrices de taille internationale. Cette dimension est devenue importante. Mais en même temps, ils savent que pour gagner, ça se fait à l’ancienne. Surtout quand s’est serré. Pas vrai, là-bas au fond ?

 

Il y a les réunions élargies, classiques, où sont promis des équipements, des jeux pour les enfants, un terrain de sport, etc. Et il y a le clientélisme, inter-individus, avec aujourd’hui un déplacement des promesses d’emploi public non qualifié ou de logement social vers le secteur associatif. Comme la possibilité de stabiliser les aides des collectivités, de créer un emploi aidé, etc.

 

Enfin, il y a les promesses qui ne sont pas des promesses, faites lors du porte à porte. C’est un rituel où les électeurs sont préparés à répondre à l’éternelle question : « Quels sont vos besoins ? » L’équipe de l’élu(e) note une fuite d’eau, les problèmes du quartier, promet de transmettre et de donner des nouvelles. On ne peut plus symbolique !

 

Est-ce dommageable de ne pas tenir ses promesses électorales ?

 

C’est difficile à cerner. Mais quand une personne aux ambitions politiques affichées dénonce les promesses non tenues du prédécesseur, on est dans la réthorique. Il y a une volonté de démarquation, de rupture.

 

A un niveau plus modeste, si un électeur se fâche ou claque la porte pour un autre candidat, on n’est plus dans le clientélisme. On est dans un système purement intéressé.

 

 

De quelle manière annoncer à vos administré(e)s

que comme prévu vous ne tiendrez pas parole ?

 

 

Agressive

                                    « Vous n’êtes pas contents ? La prochaine fois, ne votez pas pour moi ou présentez-vous à ma place ! »

 

Maligne

                                    « C’est la faute à Nicolas Sarkozy. »

 

Amicale, mais un chouïa condescendante

                                    « Vous savez bien que les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent. »

 

Descriptive, juste ce qu’il faut pour ne pas être impliquée

                                    « Compte tenu des programmes gouvernementaux de suppression de la taxe professionnelle et des pertes que cela a occasionné pour le budget communal, je suis au regret de vous indiquer que mes promesses sont caduques. »

 

Futée, mais de loin car on ne sort que couverte.

                                    « C’est la faute aux délires de Ségolène ! »

 

Avec un arrière-goût de déjà fait. Curieux non ?

                                    « Après tout, seules les promesses non tenues ont un avenir. »

 

Gracieuse mais soporifique et sodomisante

                                    « Une campagne électorale, c’est comme un rêve éveillé avec ses milles merveilles. Il faut ensuite savoir prendre en compte les exigences du monde réel. Au principe de plaisir, succède toujours le principe de réalité. »

 

Rusée qu’on ne pourra pas taxer... de manque d’excuses

                                    « C’est la faute à Artois-Comm, au Conseil général, au Ministre, au Président, au Pape, à la C.I.A., à ma belle-mère... »

 

Gastronomique et avec un petit doigt d’honneur avec le café

                                    « Comme la croûte des pâtés, les promesses sont faites pour être rompues. »

 

Truculente comme tous les ans

                                    « Les promesses n’engagent que les imbéciles. »

 

Fataliste en future dépitée

                                    « De toute façon, l’avenir c’est la trahison des promesses. »

 

Malicieuse sans trop de risques

                                    « C’est la faute au Sous-préfet. »

 

Tendre comme une facture du S.I.A.D.E.B.P.

                                    « Les promesses sont pareilles aux vagues de la mer : elles meurent aussi vite qu’elles naissent. »

                                    « Pour gagner une guerre, il faut savoir battre en retraite »

 

Pédante et comme d’habitude d’humeur pétante

                                    « Comme le disait Catulle, ce grand poète latin qui maîtrisait si bien les vers iambiques, les hexamètres dactyliques et les distiques élégiaques : « Une fois nos passions satisfaites, nous comptons pour rien nos promesses et nos errements ». »

 

Emphatique et phréatique (ne cherchez pas, c’est insondable !)

                                    « Nous ignorons tous de quoi nous vivons, alors comment pourrions-nous rater quelque chose et avoir des regrets ? »

 

Roublarde à souhait comme dans le bulletin

                                    « C’est la faute à Bruxelles et à l’Union européenne. »

 

Dramatiquement cumulée jusque là…

                                    « La crise économique que nous subissons n’épargnera personne. Je n’ai plus rien d’autre à vous offrir que du sang, du labeur, des larmes et de la sueur. Mais sinon, financièrement pour moi tout va pour le mieux !»

 

Naïve mais avec un zest de fourberie

                                    « Des promesses, quelles promesses ? »

 

Ordurière

                                    « C’est la faute à mon prédécesseur et à son équipe. »

 

Technocrate quand c’est utile

                                    « Il y a le temps de l’élection, puis celui de la gestion. »

 

Repentante en prévision de vous savez quoi en 2012

                                    « Je vous ai raconté des bobards. Je le regrette et je ne le ferai plus. »

 

Campagnarde, en pur produit local, du cru en somme qui l’eût crue ?

                                    « Brouillard en mars, annonce gelée en mai. Pourtant en avril s’il tonne, c’est nouvelle donne. Comme mai froid, n’enrichit pas ; puisque septembre est le mai de l’automne ; compte tenu que pluie en février vaut du jus de fumier, ce n’est pas le soleil qui fait de l’ombre ! La vérité est fille du temps… »

 

Pratique comme un téléphone portable qui capte

                                    « En cas de réclamation, adressez-moi le formulaire n°3666 que vous pouvez retirer à l’accueil au service de l’Etat Civil. »

 

Stratège, pas suicidaire la Rolex

                                    « C’est du domaine de compétence de l’intercommunalité. »

 

Vulgaire avec adjointe une mine pas tibulaire mais presque

                                    « Arrêtez de me les casser menues-menues ! Rien à foutre de toutes ces fadaises, on est en 2012 sans blague ! »

 

Beuvrygeoise

                                    « Hé malout’, té l’sin bien chel’lal ? Alors, assi’te dsu et sak éd’din !»

 

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commentaires

RONIN 18/01/2012 21:20


vous venez de décrire mon époque ou j'ai été berné par l'illusion généralisé que les handicapés peuvent avoir une diginté en étant utile pour la société suivant ses connaissances et capacités.


Mais ceux qui disent défendre le social sont eux même les causes de la fracture sociale entres les citoyens .


Ce sont des criminels envers la misère sociale en y cherchant à en faire du profit politique.


ça de gauche JAMAIS !!!


Les premières victimes sont les plus de 50 ans et les handicapés


 


je vous cite en ayant lu avec presque les larmes aux yeux :


" C’est l’exemple des lettres inutiles, dont elle sait qu’elles ne déboucheront pas sur une embauche, mais qu’elle rédige quand même, font
suivre en Préfecture, à Artois-Comm ou au Conseil Régional, et pour lesquelles ils exigent une réponse. "

Pugwash 16/01/2012 19:32


8,00 € ?


Les personnes d’un certains âge qu’on continue de manipuler sans vergogne


et jusqu’au bout… devraient lire ce commentaire avant juin 2012.


 


L’euro valant 6,55957 F, on obtient donc une entrée à : 52,47656 F


 


Soit à un pétale de rose près 52,50 F l’entrée…


 


CINQUANTE DEUX FRANCS


ET


CINQUANTE CENTIMES


 


Alors, la mamie qui a 5 petits-enfants devra faire un effort financier pour les emmener nager à Barlin un après-midi du mercredi.


 


 Entrées à la piscine :          260,50 F


 


Aller-retour Tadao :              196,80 F
          (base de 10 tickets à 3€)


 


Sous-total :                           
457,30 F


 


Donc, pour se petits-enfants, mamie devra prévoir 500,00 F


 


CINQ CENTS FRANCS


 


Et mamie n’a pas encore payé pour elle-même 92,00 F


 


Total (hors boissons, petits pains,etc…) près de :


 


SIX CENTS


FRANCS


 


Tout ça grâce à madame Lefebvre Nadine, maire de Beuvry, vice-présidente d’Artois-Comm, conseillère
générale adjointe, conseillère régionale, et j’en passe…


 


Avec le soutien de l’ensemble de son conseil municipal.


 


 

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