Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 13:53

01.jpg

 

 
« Payer en monnaie de singe  »
 

ou encore

“Payer en gambades”

(à ne pas confondre avec les « gambettes », c’est vrai ! )

Cette expression, qui aurait pu être beuvrygeoise il y a quelques années si une petite révolution démocratique n’avait pas eu lieu, signifie pourtant bien « payer en grimaces ou en fausse monnaie, au lieu de payer réellement ».

 
Elle n’a donc aucune origine municipale, que ce soit il y a longtemps de cela mais pas trop, ni depuis une paire d’années quoiqu’on en craigne encore !

 

Faisons donc un peu d’histoire, mais sans historien. Car nous préférons TOUT vous expliquer dans TOUS les sujets que nous abordons. Comme nous nous le répétons à chacune de nos rencontres : une page à la fois, inutile d’en faire quatre pour ne rien dire de précis ni expliquer correctement !

 

Remarquer, passer de quatre arbres à quatre feuilles, ça fait quand même du bien à la nature même si on y pompe encore beaucoup…

 

Donc revenons à NOTRE histoire… Le terme « notre » signifiant qu’elle est celle de TOUTES les personnes, nées à Beuvry ou ailleurs mais qui ont choisi d’y vivre et d’essayer de la faire vivre malgré toutes les tracasseries passées, présentes, et surtout à venir…
Donc, au XIIIe siècle, Saint-Louis (Louis IX, pour les historiens qui tiennent à leur quartier) décida qu'il faudrait payer une taxe pour emprunter le pont qui, à l’entrée de Paris sous le petit Châtelet, reliait l'île de la Cité à la rue Saint-Jacques.

Ce Petit Pont devint donc payant. Il y avait toutefois une exception à cette règle : les forains, bateleurs ou jongleurs qui possédaient un singe pouvaient, en guise de paiement, faire faire son numéro à leur animal.

 

Ces corps de métiers, référencés dans “le Livre des métiers” (1568) d’Etienne Boileau, en étaient donc dispensés.

Pour être précis en une seule page : « Establissements des métiers de Paris par Estienne Boileau, chapitre Del plage de Petit Pont ».

 

Voici les propres termes de ce tarif: “Li singes au marchant doibt quatre deniers, se il par vendre la porte; se li singe est à homme qui l’aist acheté par son déduit, si est quittes, et se il singe est au joueur, jouer en doibt devant le péagier, et par son jeu doibt estre quites de toute la chose qu’il achète à son image et aussitôt le jongleur sont quite par un ver de chanson”.

 

Les mots qui terminent ce passage curieux donnent aussi l’origine de cette autre expression proverbiale “payer de chansons” ou “en chansons”.

Et chacun sait qu’un personne, homme ou femme, en politique sait bonimenter et pousser la chansonnette la mieux adaptée pour plaire, câliner, enjôler, entuber, CALLer, user les fonds, FEDERer, montrer qu’elle sait faire, formuler avec le sourire, etc...

 
De cette tradition est restée l’expression encore utilisée de nos jours “payer en monnaie de singe” pour signifier que l’on paye avec de la fausse monnaie ou en paroles moqueuses.

 

Il ne faut pas confondre car certaines personnes parlent aussi de la roupie de sansonnet.

 

La roupie, parlons peu mais parlons vrai, n'est rien d'autre que la morve. Nous pouvons déjà nous réjouir de connaître désormais un mot qui, bien que d'usage vieilli, sonne un peu plus joliment que celui que nous utilisions jusqu'alors.

 
Le terme désigne également de la monnaie indienne, qui est de par son origine sans utilité dans notre pays. Mais depuis quelques temps, nous savons que certaines personnes dans Beuvry se prendraient pour des Indiens dans notre ville. On en entendrait parler, on croirait en voir quelques traces, mais personne n’arriverait à les rencontrer !

 
Un sansonnet est, quant à lui, un petit oiseau. C'est l'autre nom donné à l'étourneau, pour être exacte. Et ces mêmes personnes pourraient aussi être qualifiées de « drôles d’oiseaux »…

 
Autrefois l'on disait "de la roupie de singe" : le singe étant un animal réputé comme étant assez morveux, au sens propre du terme, le lien était assez facile.
Pourquoi avoir remplacé un singe par un oiseau ?

 

Pour faire le parallélisme inverse, à savoir qu'un sansonnet ne possède, justement, pas de nez, puisque doté d'un bec, donc il ne peut "fabriquer" de roupie, rendant par là-même celle-ci d'autant plus "négligeable" ?

 

Vous suivez ? Nous essayons d’être aussi clairs que possible sur une page pourtant !

 
Il semblerait que l'explication se trouve plutôt dans les consonnances du terme : A. Rey et S. Chantreau suivent la piste "financière" de la monnaie indienne, et évoquent un éventuel sans le sou, qui aurait, à la suite d'altérations diverses, été changé en sansonnet.

 
Toujours est-il que l'expression est dans ses consonnances elle-même plutôt jolie, et composée de mots plutôt peu usités, ce qui lui donne un charme qui, lui, n'est pas négligeable...

 

 

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Panglos - dans Economie
commenter cet article

commentaires

Marie-Louise 09/12/2010 23:13



Comme demandé lors de notre dernier entretien, voici copie du document cité :


 


DIRECTION DES LIBERTES PUBLIQUES ET DES COLLECTIVITÉS LOCALES


 


Revalorisation pour l’année 2010


 


Objet :    Indemnités pour le gardiennage des églises communales


Réf. :      Circulaire n° NOR/INT/A/87/00006/C du 8 janvier 1987


 


La circulaire ci-dessus référencée a précisé que le montant maximum de l’indemnité allouée aux préposés chargés du gardiennage des
églises communales pouvait faire l’objet d’une revalorisation annuelle au même taux que les indemnités exprimées en valeur absolue allouées aux agents publics et revalorisées suivant la même
périodicité.


 


Je vous informe qu’il a été décidé pour l’année 2010 une revalorisation de 0,79 % du


montant de cette indemnité.


 


En conséquence, le plafond indemnitaire applicable pour le gardiennage des églises


communales est de 471,87 € pour un gardien résidant dans la
commune où se trouve l’édifice du culte et de 118,96 € pour un gardien ne résidant pas dans la commune, visitant l’église à des périodes rapprochées.


 


Je vous précise que ces sommes constituent des plafonds, en dessous desquels il demeure possible aux conseils municipaux de
revaloriser à leur gré les indemnités actuellement inférieures à ceux-ci.



Régis 09/12/2010 17:42



Monnaie de singe ?


 


Alors les bonnes habitudes sont de retour. Comment va-t-on payer les ardoises ?


Tramway, Maison des associations à 900 000 €, Piscine, etc ?


 


On l'aurait fait exprès de les laisser se réinstaller qu'on n'aurait pas fait mieux.


 


Ils sont vraiment cons les canards sauvages !



Qui ?

  • : Beuvry ces jours-ci...
  • Beuvry ces jours-ci...
  • : Ce qui va ou ne va pas à Beuvry. Un billet d'humeur avec un zeste d'humour ! Parce qu'on ne veut pas nous le laisser dire, alors nous l'écrivons !
  • Contact

Je Cherche Précisément