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25 décembre 2009 5 25 /12 /décembre /2009 02:24

Ho, ho, ho… Nous venons de recevoir une deuxième jolie carte de Noël d’une charmante Beuvrygeoise qui doit croire que nous connaissons le père Noël…

 

Mais c’est trop tard !

 

2008, pardon, Noël, c’est comme Capri : c’est fini ! Les lutins ne vous l’ont pas dit ?

 

Vous ne devez pas être au bon endroit. Les réclamations c’est au… Vous savez c’est au centre ville… Un trou de mémoire, zut alors ! Et comme d’habitude, jamais personne pour nous aider.

 

Si vous n’arrivez pas à avoir un peu de sel sur la chaussée pour aller voir qui que ce soit, nous, on n’y peut rien ! Juste le répéter dans Beuvry et ailleurs aussi.

 

Adressez-vous aux personnes compétentes !

 

Pardon, vous l’avez déjà fait… Alors là …

 

Comment ça, on vous a affirmé qu’il n’y a plus de sel à Beuvry ? Personne n’a regardé la météo à la télé ? Personne n’a lu les bulletins qui avertissent les autorités locales sur l’ordinateur sur le bureau ? Bizarre, bizarre !

 

http://www1.securiteroutiere.gouv.fr/signaux/images/GrandGif/A4.gif   ou   http://www1.securiteroutiere.gouv.fr/signaux/images/GrandGif/AK4.gif

 

Remarquez, on a bien une petite idée… Rappelez et demandez qu’on vous conduise… Comme vous croyez au père Noël, ça peut marcher … faute de rouler !

 

Excusez cet humour primaire, mais avec tout ce qui se passe, c’est tout ce qui nous reste possible de faire pour alerter différemment les Beuvrygeoises et les Beuvrygeois, d’autres essaient autrement et ailleurs.

 

Sinon, nous espérons sincèrement que vous n’aurez plus à subir ce genre de tracas, et qu’au moins que vous aurez droit à un peu plus de considération des élu(e)s la prochaine fois.

 

Avec tous nos vœux de bonne santé et de réels espoirs pour toutes les années à venir…

 

-----------------------------------------

 

Donc, nous mettons nos grains de sel mais seulement sur les routes mais du savoir beuvrygeois…

 

Le chlorure de sodium est un composé chimique de formule NaCl. Ce n’est pas nous qui l’inventons, ça provient de Wikipedia… Vous pouvez regarder vos manuels de chimie du lycée… C’est vrai !

 

On l'appelle plus communément sel de table ou de cuisine, ou tout simplement sel dans le langage courant.

 

C'est le principal produit dissout dans l'eau de mer ; on l'appelle alors sel marin.

 

Quand est-ce qu’on aura un « question pour un champion » à Beuvry avec tout ce qu’on vous apprend ? Qu’en dirait Pierre Desproges ?

 

On l'obtient :

            1-   dans des marais salants par évaporation de l'eau de mer.

            2-   dans des mines, par extraction du sel gemme (halite).

            3-   en le synthétisant lors une réaction à hautes températures du dichlore (Cl2) et du sodium métallique.

 

Le chlorure de sodium est utilisé

dans l'industrie chimique pour produire

du chlore, de la soude caustique et de l’hydrogène.

 

Alors ça serait ça la raison pour laquelle on aurait manqué de sel pour les jolies petites routes de campagne ?

 

 

Bon, on continue la leçon de sciences ?

 

 

http://pagesperso-orange.fr/philippe.boeuf/robert/images/eau-salee.gif
 

Le sel qui est utilisé pour saler les routes est un sel grossier. La température de solidification de l'eau salée dépend de la concentration en sel de la solution.
Elle est minimale (environ -20 
°C) pour une proportion de sel d'environ 20%, ce minimum correspond au mélange dit « eutectique ». Vlan, encore un gros mot !

 

Pour que le chlorure de sodium (solide) puisse se dissoudre (dans un liquide), il faut suffisamment d'énergie pour casser les liaisons électrostatiques qui maintiennent les ions Na+ et Cl- dans la forme solide. C'est une réaction chimique endothermique (3900 joules sont nécessaires par mole de sel pour le dissoudre).

 

Pour les personnes qui n’ont pas demandé la mallette du parfait petit chimiste au Père Noël, ça se corse grave !

 

Lorsqu'on met du sel dans de la neige, celui-ci va se dissoudre en puisant un peu d'énergie dans la neige, qui devient plus froide (la dissolution du sel est endothermique). Vous voyez qu’on n’est pas si méchants, on vous explique…

 

Le chlorure de sodium s'associe alors avec de la glace pour former un mélange d'eau salée (la glace en présence de sel n'est plus stable, elle fond pour former un mélange, voir les propriétés colligatives qui expliquent pourquoi la glace fond en présence de sel: simplement la glace fond en présence de sel mais pour fondre elle a besoin d'énergie (chaleur latente de fusion) qu'elle prélève du mélange qui se refroidit (principe des mélanges réfrigérant)) possédant des propriétés différentes de l'eau pure : la température nécessaire pour que de la glace subsiste devient donc inférieure à 0 °C et est proportionnelle à la quantité de sel dissous (jusqu'à -21 °C pour 23% de sel en masse).

 

Donc, on récapitule pour les mauvais élèves du fond ( ou du bord, ou sur les côtés d’ailleurs !), ajouter du sel dans l'eau abaisse sa température de solidification.

 

Sa température d'ébullition augmente aussi légèrement, ce qui, d'ailleurs, dans certains cas, peut augmenter la vitesse de cuisson de certains aliments (à 102°C, cela va plus vite qu'à 100°C), même si ce n'est pas toujours aussi simple. Là, c’est sûr, le micro-ondes bat tout le monde aux élections…

 

On les voit arriver les petites malignes qui vont essayer de nous coller avec la question de la mort qui tue… Pourquoi est-ce que mes lardons décongelés sont plus salés, et d'ailleurs, la banquise est-elle salée?...

 

        Pas certain que tout le monde perçoive bien le lien subtil existant entre ces deux questions... Mais c'est encore une occasion d'expérimenter.

 

        Donc, une poignée de lardons salés, placés au congélateur, puis décongelés quelques jours plus tard, semblent plus salés. Le résultat ne saute pas toujours aux papilles, gardez des lardons "témoins" hors congélateur, essayez dans des récipients fermés ou ouverts, bref... Improvisez comme nous le faisons tous les jours à Beuvry.

 

        Pour la banquise ( les guignols qui ont dit « Où se trouve Isbergues ? » passeront chez la directrice après ce cours, non mais !), c'est aussi à fabriquer soi-même.

Un verre d'eau salée matérialise notre océan (dont on garde un échantillon témoin dans un coin protégé, là allez voir vers les forages) que l'on place au congélateur.

 

Une fois la glace de surface prise, on goutte l'eau du dessous, ainsi que la glace fondante, que l'on compare au témoin resté à température ambiante. Là, c'est plus net: la banquise est bien salée, mais moins que l'eau qui reste en dessous.


 

http://pagesperso-orange.fr/philippe.boeuf/robert/images/banquise.gif

 

Ce petit schéma résume la progression expérimentale... Le sel se répartit différemment, la partie liquide s'enrichit en sel au détriment de la partie glacée...


Et les lardons maintenant, j’en fais quoi ?


Quand on les congèle, la glace qui se forme, en surface, est pauvre en sel. Le lardon, lui, est alors de plus en plus salé.


Quand on décongèle nos échantillons, la glace de surface est souvent perdue dans le récipient, ne reste alors qu'un pauvre lardon très salé...


Donc, finalement, lardon, banquise, même combat.


Et merci Internet !

 

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commentaires

Robert 04/02/2010 13:13


Hello,

Et merci de citer les sources:

Salage des routes:
http://pagesperso-orange.fr/philippe.boeuf/robert/physique/verglas.htm

Lardons:
http://pagesperso-orange.fr/philippe.boeuf/robert/physique/lardon.htm

Amicalement
Rob


AZERTYUIOP 28/12/2009 20:57


Je ne pense pas être un crétin ou un idiot. En tout cas si je le suis, j'espère ne pas le rester et pour ça je demande qu'on m'explique les choses histoire de ne pas le rester, idiot.
C'est bien comme ça qu'on apprend et qu'on progresse non ?

De mon temps c'est ce qu'on nous apprenait à l'école.

Pour ce qui est d'être prétentieux, là je suis mal placé. Il me faut un avis extérieur.

Quand je regarde dans le fond de la salle, je me dis que je préfère être un crétin qui marche qu'un intelligent prétentieux qui s'est couché pour ruminer et attendre que les wagons passent.

Du moins, je ne fais pas faire le travail par les autres avant de m'en attribuer la gloire.

Et puis zut, prétentieux je le revendique parce que j'ai des prétention, non pas dans, mais pour ma commune !

Comme je l'ai lu ici, parce qu'elle le vaut bien.

Et toc !


inquiet 28/12/2009 03:01


Puique vous le demandez ,Desproges,aurait pu dire:"Le crétin prétentieux est celui qui se croit plus intelligent que ceux qui sont aussi bêtes que lui".Mais c'est pas lui ,c'est Pierre Dac l'un de
ses mâitres à penser qui n'est pas mal non plus.


AZERTYUIOP 27/12/2009 16:54


ATTENTION C'EST LONG... MAIS C'EST BON !

C'est juste ma remarque à DA sur les silencieux.

Le suicide en politique, qu’est-ce ?

C’est le fait de se tuer politiquement.

C’est l’action qui consiste à causer volontairement sa propre mort politique et à disparaître de l’esprit et du cœur de ses sympathisants. Nombre de politiciens choisissent cette voie radicale. Ils
se font hara-kiri, cette manière japonaise de se suicider en s’ouvrant le ventre.

Le hara-kiri, au regard des traditions japonaises, est un mode de suicide particulièrement honorable qui grandit le suicidé aux yeux des vivants.

Le suicide politique, sous nos cieux, tient davantage de la faiblesse ou de la lâcheté. Dans un contexte de misère et de pénurie où l’essentiel se rapporte au ventre, il n’y a pas grand honneur à
se suicider politiquement.

Il ne peut en être autrement, en l’absence de toute balise idéologique pour éclairer les choix du politicien réduit à n’être qu’un cerf-volant, cet objet en papier qui peut s’élever en l’air
lorsqu’on le tire face au vent. C’est au gré de la météo de ciel que le politicien cerf-volant agit ou plutôt est agi.

L’homme public se suicide politiquement sous nos latitudes quand il en vient à devenir l’ombre de lui-même, silhouette insignifiante et fantomatique de celui-là qui fut « le phénix des hôtes de ces
bois », Jupiter en son Olympe, la pleine lune dans le vaste champ des étoiles.

Selon la loi du milieu, on ne compte politiquement qu’en marquant l’arène de sa présence par son discours, par ses faits et gestes et surtout par sa libéralité, sa générosité.

Car l’homme politique n’a de relief et de consistance qu’à sa capacité à donner généreusement, à se pencher charitablement sur les bobos des autres. Et donner, dans un tel contexte, c’est savoir
entretenir la flamme de la reconnaissance. C’est cela qui vous fait rappeler constamment, continûment au souvenir de vos clients, sympathisants et courtisans. Tant que vous savez donner, on sait
aussi comment vous faire exister.

Mais quand s’estompe ou s’interrompt cette relation entre la main qui donne et celle qui reçoit, entre le politicien intéressé de donner pour exister et la foule de ses sympathisants intéressés de
recevoir pour faire exister, prend fin un contrat de partenariat sanctionné, presque toujours, par la mort du politicien. L‘incapacité de ce dernier à continuer d’assurer le pain aux siens a valeur
d’un arrêt de mort, a valeur d’un suicide politique, pour être plus précis.

L’homme public se suicide politiquement sous nos latitudes quand il a eu fini d’épuiser son registre de mensonges, de promesses qu’il ne sait pas tenir et qu’on découvre, au bout de son bavardage
stérile, qu’il est de la race, mais en pire, d’un arracheur de dents. Car beaucoup entrent en politique et pensent bien naïvement conduire leur carrière en s’attribuant, d’office et d’autorité, le
ministère de la parole.
L’homme, c’est dans sa nature profonde, s’exalte et s’enflamme sous l’aiguillon de ce qui le fait rêver, de ce qui le fait décoller du sol prosaïque de son quotidien pour le projeter dans la féerie
d’un univers poétique baigné de lumières et de sons. Le politicien, remarquablement doué pour connaître ce penchant humain, l’exploite à fond. Sauf à se reconnaître la limite selon laquelle on ne
peut tromper tout le peuple tout le temps. Et comme le dit le proverbe « Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse ». Car qui va trop loin dans le mensonge finit par lasser et par se
casser.

Ci-gît le politicien qui n’a pas su méditer, avant son suicide, ce sage proverbe arabe : « Ta langue est un lion : si tu l’attaches, il te gardera ; si tu le laisses échapper, il te dévorera »

L’homme public se suicide politiquement sous nos latitudes quand il se met soudainement à dérailler, brusquement à détonner, inopinément à nouer des alliances contre nature. Il brouille alors
toutes les pistes à s’emmêler les pédales. Il s’y ajoute que si le plat ainsi concocté est puant au possible, dégoûtant au superlatif qu’on ne puisse expliquer ses motivations à s’empresser de
brûler aujourd’hui ce qu’il a mis une égale jubilation à adorer hier, de retourner se repaître de ses vomissures, alors, comme l’a dit l’autre, seul le silence est grand.

Silence, en effet, à la mémoire d’un suicidé, politiquement mort pour cause gravissime de rupture d’un contrat, synonyme de profanation. Suivez notre regard.

Jérôme Carlos

http://www.lanouvelletribune.info/


DA 27/12/2009 15:57


Eh ben! Tout ça pour dire que la mairie a pas assez de sel pour l'hiver.
En tout cas bravo , j'ai presque tout compris.
La mairie a pas assez de sel et envoi promener ceux qui réclament parce qu'ils se casse la gueule en glissant sur le trottoir. Je vous raconte pas à la mairie ils ont enlever la rampe
l'escalier!
Et encore une fois c'est ici qu'on en parle!

Mais plus ça va plus je me demande un truc.
Comment ça se fait que il y a des gens dans Beuvry qui sont capable de faire des blogs tout seul comme j'ai vu sur le blog Beuvry sur le web ou alors MR Deregnaucourt et comme ici et alors que les
élus de l'opposition sont pas capable d'utiliser inernet a 5 ou 6? (ils sont combien au fait , on les voit plus?)
J'ai des copains à NOEUX, la bas l'opposition a pas peur de faire un blog et de dire ce qui va pas.Pourquoi à BEUVRY ils le font pas?


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  • : Ce qui va ou ne va pas à Beuvry. Un billet d'humeur avec un zeste d'humour ! Parce qu'on ne veut pas nous le laisser dire, alors nous l'écrivons !
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