Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 14:19

 

 

On prend une bonne inspiration, comme si on allait plonger dans l’eau du canal de Beuvry pour chercher les vestiges d’une illusion promise par des prestidigitateurs confirmés et on se met à lire. Hop !

N’obtenant aucune réponse à nos légitimes demandes citoyennes d’information auprès de la municipalité trop occupée par ailleurs en ce moment, tout comme auprès des divers comités plus ou moins en immersion ou aux abonnés absents, quant aux procédés qui seront utilisés dans la station de pompage qui voit le jour à Beuvry et dont Véolia doit se voir confier le bon fonctionnement, nous avons recherché sur l’internet.

 

Et nous avons trouvé ça !

 

Ça n’est pas joli-joli, ça pollue…

 

Verra-t-on ces choses flotter près de la super base nautique ?

 

En fera-t-on bénéficier les communes voisines ?

 

Nous ressortira-t-on le coup du « responsable

mais pas coupable » dans 4 ans ?

 

Sans information de la municipalité,

nous vous livrons

ce que nous avons trouvé…

 

ailleurs, comme d’habitude !

 

http://www.eitb.com/infos/environnement-et-science/detail/367160/surfrider-traque-les-camemberts-mer-paris-au-portugal/


http://www.eitb.com/multimedia/images/2010/02/26/250008/250008_camemberts_de_la_mer_dest_2.JPG

De drôles de camemberts en plastique repérés depuis deux ans sur les plages du littoral Côte Basque-Sud Landes ont livré une partie de leurs secrets, après une investigation menée depuis plusieurs mois par l'antenne des Pyrénées Atlantiques de Surfrider Foundation Europe.

 

Ces rondelles cannelées, d'une matière proche du polypropylène, sont en fait les supports résiduels de "médias filtrants", utilisés en premier lieu dans des aquariums au Japon, puis étendus depuis quelques années au niveau mondial pour le retraitement des eaux usées.

 

Placées en grand nombre dans un bassin de filtration et mis en mouvement par le flux de l'eau, ces roulettes libèrent en effet des micro-organismes déposés à leur surface, qui rongent les matières organiques contenue dans l'eau, la purifiant.

 

Leur présence dans les cuves de rétention et l'activation des micro-organismes qu'ils contiennent est aujourd'hui présentée comme une "technique biologique révolutionnaire", en Chine, aux Etats Unis (sous le nom de AMB Bio Media) et en Norvège, où la société norvégienne Anox Kaldnes est détentrice du brevet initial, mais sans préconiser une solution pour ces supports une fois épuisés.

 

En France, les sociétés Vinci et Véolia se sont déjà positionnées sur l'équipement de leurs stations d'épuration, et Suez devrait annoncer rapidement la création d'un nouveau modèle breveté de ces médias filtrants, "permettant de traiter 5.000 litres par bassin là où nous n'en traitions que 3.000 habituellement dans le même laps de temps", se réjouit-on au Service Communication.

 

N'identifiant aucune unité de traitement des eaux utilisant ce produit sur la côte basque ( à l'exception d'une station d'épuration Veolia dans les Landes à Port d'Albret), Surfrider Foundation 64 décide alors de prolonger ses recherches via ses réseaux sociaux : des internautes confirmeront la présence de ces "camemberts de la mer" sur l'ensemble de la façade Atlantique.

En Bretagne, ils sont observés sur de nombreuses plages proches du Cap Fréhel mais également à proximité des centres de traitements des liquides hydrocarburés des navires du Port de Brest.

 

Les clients de ces médias filtrants sont dès lors identifiés : les stations d'épurations, l'industrie agro-alimentaire, les papeteries, même si le modèle spécifique utilisé pour le traitement des eaux usées semble être celui le plus observé.

 

C'est depuis un commentaire sur Internet posté depuis la région parisienne que cette pollution internationale prend une nouvelle tournure.

 

Vivant sur une péniche au nord de Paris, deux personnes ont vu passer à cette période de mi- février des milliers de "camemberts en plastique" sur la Seine.

 

Particulièrement obstinés, ils avertissent - en vain - les organisations Greenpeace, WWF, puis le Ministère de l'Environnement, et au vu des informations consultables sur le site de Surfrider, ils décident d'alerter la Police fluviale de Paris : leur insistance incitera mollement la brigade des eaux à prélever un échantillon le 19 février.

 

Vendredi 26 février, la cellule OPJ de la Brigade fluviale confirme une instruction en cours sur ce sujet.

 

Constatant une intensification du passage de ces bouts de plastique, ils remontent en voiture le long de la Seine, et demandent des explications à la station d'épuration Veolia à Choisy Le Roi, où le technicien en poste confirmera les avoir déjà détectés en quantités très importantes, avant d'être "rectifié" par le Directeur du site qui demande à nos deux curieux de bien vouloir "formuler leurs questions par écrit ou par fax".

 

C'est près de l'Usine intercommunale de Traitements des Eaux d'Evry et de Corbeille, près de Corbeil Essonne, qu'ils feront quelques jours plus tard la découverte sur la berge de la Seine de tas de plusieurs mètres cube de ces bouts de plastique, à un mètre du fleuve.

 

"En voyant ces tas, nous avons pris conscience de la défaillance énorme qui caractérise l'utilisation de ces médias filtrants", expliquent-ils, "il est impossible de remonter la traçabilité de ces éléments, impossible de savoir exactement quelle station d'épuration s'en est débarrassé".

 

Des photos, envoyés immédiatement à Surfrider 64, nourrissent aujourd'hui preuve à l'appui des courriers envoyés à la Direction Régionale de l'Environnement, "de tels rejets sauvages vont affecter les éco-systèmes, des oiseaux aux poissons qui vont les ingérer, pas question de passer cela sous silence", fulminent-ils.


Quel paradoxe !

Les roulettes de plastiques utilisées pour purifier les eaux usées terminent leur vie à l'état de déchets dans la laisse de mer de nos plages !

 

La question économique doit revenir au centre du débat, quand l'efficacité/rentabilité supposée des médias filtrants ne prend en compte ni ses dommages environnementaux ni le coût de ratissage de toutes les plages, par exemple.

 

"Aujourd'hui, il est important de rappeler à toutes les collectivités intéressées par ce processus qu'elles doivent en amont réfléchir à la prise en compte de ces déchets résiduels, tout comme chacun des industriels ne peut évacuer cet aspect de ces produits".

 

"Avis aux personnes vivant à proximité ou travaillant dans des fabriques de papiers, dans l'industrie agro-alimentaire, les stations d'épuration ou la pisciculture, ouvrez les yeux, cela pourrait nous être utile. N'hésitez-pas à nous contacter. D'avance merci pour vos photos et témoignages", écrit-il sur le blog de SRF 64.

 




Partager cet article

Repost 0
Published by Panglos - dans L'info du jour
commenter cet article

commentaires

Groucho 20/03/2010 19:20


Ooooooo  que si qu'elles ont osé !

Quand on cumule, ça n'est pas pour rien.

En 2 ans, on a eu la preuve dans quelle condération on nous tient.

Pas encore con---vaincus ?


Qui ?

  • : Beuvry ces jours-ci...
  • Beuvry ces jours-ci...
  • : Ce qui va ou ne va pas à Beuvry. Un billet d'humeur avec un zeste d'humour ! Parce qu'on ne veut pas nous le laisser dire, alors nous l'écrivons !
  • Contact

Je Cherche Précisément