Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 19:35

 

01.jpg

 

Alors, on jouerait aussi à la

 

ROULETTE   ROSE

 

 

Parce qu’à Beuvry les langues s’agitent même dans le froid.

 

Beuvry

C’est toujours et encore et il est bon de le rappeler : 62660, malgré les manœuvres encore en vigueur et le mot est faible…

Sub rosa, sub rosa…

 

On pourrait même dire que des esprits se rencontrent, non seulement dans des allées de cimetière en cette période de remémoration et de commémoration, comme sur les places.

Attention cependant :

                  -     aux crottes qui « fleurissent » épineusement sur les lieux des passages officiels. Qu’on remarque, qu’on évite avec un sourire et une boutade qui se veut normalement humoristique pour garder un certain genre, mais qu’en bon(ne) camarade on ne verbalisera pas… Ce qui est alors encourageant en cette période de récidive.

                  -     aux véhicules à qui on laisse bruyamment couvrir les propos et les notes, en les accompagnant lestement d’un mouvement de casquette guilleret …

 

Parce que nous avons entendu de manière insistante et répétée, même (et surtout) simplement à Beuvry bien des propos qui normalement engageaient leur auteur(e) depuis bien avant maintenant, nous rappelons ces « détails historiques » :

 

« J’appelle à l’effort national mais je refuse l’austérité »

 

N’est-il pas naturel de refuser l’austérité ?

C’est une évidence et, un souhait formulé par les Français dans les urnes. 

 

Après les divers sons de cloches entendus, la majorité sortie des urnes en juin ne serait donc pas celle dont rêvait celui qui trouve tout son train-train, tout ce qu’il fait « normal » ?


Et le Parti Socialiste, serait toujours en réalité toujours en proie à ses divisions interne, malgré l’unité parfaite - ment – feinte – d’après les primaires comme relaté à plusieurs reprise dans les médias.

 

Pourqui cet article pourriez-vous demander.

Et bien, il s'agit de pédagogie élémentaire.

 

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

L’équipe du Président de la République doit compter avec ses alliés – EELV et le Front de Gauche – pour gouverner.

 

 

Mais ne les prenons pas pour des sot(te)s tou(te)s ces braves gens sénateur(trice)s et député(e)s qui tiennent trop à leurs bons postes pour se tirer une balle dans le pied et voter une motion de censure à l’encontre du gouvernement de leur héros.


Car pour mettre en route les réformes en profondeur promises avant, se sera compliqué. Il faudra encore bien des discussions âpres et longues entre les roses, les verts et les rouges.


Il existe d’importantes divergences entre les composantes de la majorité :

                  a-   le projet du PS s'inscrit dans une certaine interprétation de la tradition sociale-démocrate,

                  b-   celui du Front de gauche est de nature plus révolutionnaire,

                  c-   quant au programme des Verts il attend des orientations en rupture totale, sur des points essentiels, avec le programme présidentiel.

 

Et au sein même du PS, des divergences profondes perdurent, notamment sur l'Europe, et qui normalement fragilisent son apparente cohésion.

 

Ce qui nous promet de belles joutes.

 


Dans cette perspective, n’oublions pas le changement débuté bien avant maintenant…


En effet, la réforme institutionnelle de Nicolas SARKOZY prive le Premier Ministre du recours à l’arme absolue : l’article 49-3 !

 

Michel ROCARD, maître à penser de plus d’un(e) après les élections de 1988, en fit un mode de gouvernement en l’utilisant 28 fois pendant son installation à Matignon.

 

Cette procédure permettait au gouvernement d’imposer à l’Assemblée nationale l’adoption d’un texte sauf pour elle à renverser le Gouvernement.

Or, le principe majoritaire, normalement, rend cette éventualité exceptionnelle.

 

D’ailleurs, toutes les utilisations de l’article 49 alinéa 3 ont été couronnées de succès.

 

« Lorsqu’il y consensus, on fait avec.

Lorsqu’il n’y en pas, on fait sans,  mais on fait quand même ».

Michel Rocard

 

Cette application permet de faire avaler à la majorité parlementaire certaines « pilules » qui sans cet artifice ne seraient jamais passées. Ou alors comme pour les oies…

Mais cette pratique s’est révélée bien plus efficace que la question de confiance des régimes antérieurs.

 

L’usage de l’article 49 al. 3 ne devrait pas pouvoir aboutir à de telles situations par trop attentatoires aux droits du Parlement.


En réponse à ce risque, la nouvelle Constitution ne permet plus d’y avoir recours que deux fois. Après c’est l’impasse !


Cependant, la crise et l'état de la France vont exiger des mesures radicales.

 

François Hollande va rapidement se trouver devant une alternative :

                  a-   ou gouverner avec autorité, au risque de mettre en péril l'unité de sa majorité, et c'est la crise politique,

                  b-   ou gouverner à force de compromis, au risque de remettre en cause ses propres objectifs, et c'est l'échec de sa politique.


Sauf, qu’à en croire leurs respectives déclarations, Madame DUFLOT et Monsieur MELENCHON, n’ont pas l’air de vouloir passer sous ces « fourches caudines(*) »

 

(*)   Voir : http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/fourches_Caudines/13843

.

"Le seuil(*) de tolérance n'existe pas."

H. Désir

Nouvel observateur  14 déc 1989.

(*) Le seuil, c'est une limite... Etonnant, non ?

 

Commençons par rappeler que l’art. 49 al. 3 est une disposition de la Constitution permettant l’adoption par l’Assemblée Nationale de tout ou partie un projet ou d’une proposition de loi sans qu’il soit procédé à un vote.

 

Le texte est alors, selon le jargon politique habituel, normalement :

« considéré comme adopté ».

 

 

C’est le Premier Ministre qui déclenche cette procédure et le seul moyen pouvant alors empêcher que le texte soit considéré comme adopté, est l’adoption par l’Assemblée d’une motion de censure renversant le Gouvernement. Ce qqui semble incroyable, mais n’est pas impossible même si ce serait alors un formidable changement dans les pratiques.

 

C’est donc une stratégie de chantage, traditionnelle des régimes parlementaires :

                  Si vous ne voulez pas ce texte il vous faut renverser le gouvernement …

                  Et dans ce cas (même si c’est implicite) vous risquez fort une dissolution en représailles !

 

Normalement, il est un moyen d’imposer une volonté politique contre une assemblée politique peu sûre et ne devrait donc être utilisé que lorsque la majorité parlementaire est faible (1958-1962 ; 1967-1968 ; 1988-1993) ou frondeuse (1976-1981) pour empêcher le chute du gouvernement alors qu’il n’existe pas de majorité de rechange.

 

Il devient contestable quand il est utilisé lorsque la majorité parlementaire est large et que, même avec le temps, elle est sûre d’adopter le texte.


Mais avec le temps, il risque toujours d’y avoir une obstruction de l’opposition. Certes, parfois l’obstruction est un combat d’arrière garde, mais c’est aussi le seul moyen dont l’opposition dispose dans notre régime.

 

Elle ne peut rien empêcher, elle peut simplement ralentir et là tous les moyens sont bons y compris le dépôt d’un nombre « colossal » d’amendement

 

Et le droit d’amendement est un droit fondamental du parlement et le gouvernement dispose de bien d’autres moyens que le 49-3 pour éviter l’encombrement du débat parlementaire .

 

Le vote bloqué (art. 44 al. 3 C.) suffit largement à remplir la fonction de « filtre à amendement »…

Il s’agit d’une procédure inscrite à l’article 44-3 de la Constitution qui permet au gouvernement de demander à l’une ou l’autre assemblée de se prononcer par un seul vote sur tout ou partie du texte en discussion, en ne retenant que les amendements proposés ou acceptés par lui.

De quoi, donc, s’épargner pas mal de contrariétés…

 

 

Faire confiance c’est bien, vérifier c’est mieux.

 

IMPAIR

ROSE

&

MANQUE

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Panglos - dans La loi et nous
commenter cet article

commentaires

Sisyphe 19/11/2012 20:59


Et comme disait le philosophe...


Il faut couper les nouilles aux sécateurs !!!

Panglos 19/11/2012 22:15



Les 3 ?


Pour les finances publiques, que voilà une manière de couper des bourses juteuses !



Qui ?

  • : Beuvry ces jours-ci...
  • Beuvry ces jours-ci...
  • : Ce qui va ou ne va pas à Beuvry. Un billet d'humeur avec un zeste d'humour ! Parce qu'on ne veut pas nous le laisser dire, alors nous l'écrivons !
  • Contact

Je Cherche Précisément