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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 11:20
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Faut-il de la transparence ?
 
Cela va de Beuvry à toute le région, et même au-delà jusqu’à l’infiniment grand…
 
En cette période d’épreuves de baccalauréat, avec l’aide du réservoir internet, développons un peu un problème philosophique moderne.
 
Ni Blaise, ni Voltaire, ni Raymond, ni Charles, ni Jean-Sébastien qui nous diront le contraire…
 
Et le bac est un nouveau pont à franchir dans la vie…
 
 
Pour certain(e)s, il pourra paraître relevant d’esprits primaires mais son étude méritait bien ces quelques lignes.
 
Pourquoi le thème de la transparence devient-il de plus en plus présent dans le débat public ?
 
Les acteurs doivent révéler davantage d'information et une grande partie de celle-ci doit être rendue publique (données de transactions financières ou autres, conflits d'intérêts, etc.).
Car lorsque les transactions prennent la forme d'une discussion à huis clos, il faut s'attendre à voir poindre une forme de connivence, voire de corruption. L’être humain est ce qu’il est avec ses qualités mais aussi ses faiblesses… et ses tentations…
 
La transparence est donc une chance pour la démocratie.
 
Pourtant, ce mouvement suscite dans notre petit univers de fortes réticences qui n'ont rien d'étonnant puisqu'elles viennent bien souvent de celles et ceux à qui profite cette opacité.
 
 Mais quand ce sont des citoyens sans conflit d'intérêts qui dénoncent la « dictature de la transparence », cela s'organise autour de trois points récurrents qu'il convient de dénoncer comme tels.
 
La transparence    est la fin de la vie privée est la première réponse qui s'enracine dans notre névrose collective du fichage héritée de Vichy.
                                 Foutaises : savoir dans quelles sociétés votre élu(e) détient des participations ne dira pas à votre voisin avec qui vous passez vos soirées à faire ce qu’il vous plaît. Donc nous lire comme dit dans le précédent article.
 
La transparence    ne fait qu'ajouter de la confusion à des débats déjà assez compliqués. Des montagnes d'informations nouvelles ne feraient qu'obscurcir et dérouter l'esprit des citoyens...
                                 Foutaises : même si dans leur grande majorité les Beuvrygeois ne savent pas lire un bilan comptable, il est crucial de les rendre publics. Il suffit qu'un petit nombre soient capables d'analyser l'information publiée pour que la transparence fonctionne.
                                 Ce qui est important, c'est que ce groupe d'initiés ne soit pas fermé. Or pour un grand nombre de questions de politique publique (tramway, base nautique, piscine par exemple), l'accès à l'information est trop souvent restreint à des cercles trop étroits.
                                 On peut même aller plus loin : dans de nombreux cas, l'intelligence collective de citoyens engagés est préférable aux « comités d'experts patentés ».
 
La transparence    est nuisible car le secret est nécessaire à la bonne conduite des affaires publiques.
                                 Mis à l'abri de la pression des opinions publiques, les élu(e)s auraient, dit-on, les coudées plus franches pour négocier efficacement. L'opacité délivrerait la politique de la dictature « court-termiste » des avis volages et contradictoires.
                                 Foutaises : l'esprit même de la démocratie consiste plutôt à douter que le sceau du secret porte les politiques à la sagesse bienveillante... Plus profondément, s'il est vrai que le secret est parfois de mise dans le feu de l'action, il cesse avec le temps d'être nécessaire. Il faut alors instituer une transparence à retardement. Le coût de la révélation des dessous d'une affaire quelques années plus tard apparaît très faible.
 
Aujourd'hui, la collecte, le stockage et le traitement de l'information ne coûtent presque plus rien : nous devons tous prendre acte de ce fait.
 
Les arguments fallacieux sur la dictature de la transparence masquent une divergence générationnelle fondamentale que l'affaire WikiLeaks a mise à nu. Ceux qui ont été élevés à l'ombre des médias traditionnels attendent une information hiérarchisée, filtrée et prédigérée.
 
Les jeunes générations revendiquent le droit d'accès à l'information brute. La charge de la preuve va s'inverser progressivement : les secrets et leurs avocats sont en passe de devenir l'exception.
 
Alors, quelle cela mériterait-il même si sujet a déjà été bien « pompé » ?
 
 
Parce que nous, on l’a depuis belle lurette not’ bac !

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commentaires

DEREGNAUCOURT DENIS 21/06/2011 13:39



Le problème réside que chacun à des éléments qui dérangent sur des sujets importants comme les pompages du SMAEL .


mais à cause du manque de communication pour des raisons d'ambitions personnelles pour certains .


Le dossier passe souvent au détriment de la population.


Au petit bonheur de certains élus.


Parfois je me demande si certains ne sont pas déléguidés pour créer des tensions souvent infondées entres oppositions pour en arriver à cette situation.


 



Guy 20/06/2011 19:14



De la transparence à Beuvry ?


 


Avec l'été ce sera la seule idée limpide !


 


Vivement les résultats du bac !



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