Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 14:24

 

01.jpg

 

Des hochets pour mener

autrefois juste les hommes

depuis, les femmes aussi

sans distinction !

 

Sur le chemin du retour d’une promenade dans Beuvry, nous avons discuté d’un autre sujet d’actualité et d’humeur…

 

Si nous vous disons qu’en parlant de hochets nous citons la Légion d’honneur, nous allons entendre nos oreilles siffler à cause de quelques uns de nos vieux maîtres (des vrais ceux-là, des hussards noirs pleins d’idéologie non pas promotionnelle de (19)68 mais de (17)89) qui vont se racler la gorge, plisser le front et nous lancer de ces regards… ! 

 

Pourtant, nous ne faisons que répéter des propos tenus par Napoléon lors d’une conversation …

 

Bien évidemment, nous n’y étions pas (nous espérons que vous vous en doutiez), donc nous nous sommes fiés à quelques lectures à l’origine certifiée sur facture officielle. Ce qui change par rapport à d’autres brochures gratuites.  

 

On s’occupe comme on peut par ces belles journées estivales…

 

Comme certains y voyaient une atteinte au principe de l’égalité civique, Bonaparte, en conseil d’État justifia cette institution : «Je vous défie de me montrer une république, ancienne ou moderne, qui savait se faire sans distinctions. Vous les appelez les hochets, et bien c’est avec des hochets que l’on mène les hommes

 

A tout bien penser, ce n’était pas faux, mais sans brocarder une publicité,  n’avons-nous aujourd'hui les mêmes valeurs ?

 

Sous Napoléon, on obtenait la Légion d’honneur avec :

                                                                  a-      la vertu,

                                                                  b-      l’honneur,

                                                                  c-      l’héroïsme

                                                                  d-      la bravoure

Bien entendu, nous savons qu'il existe des personnes recevant la Légion d'honneur qui la méritent cent fois et dont on ne fait pas tout un plat de lentilles médiatiques alors que là, l’évènement le mériterait amplement…

 

Vous avez compris que nous sommes un peu "fâchés" contre ces remises de hochets à ceux (celles) qui ne correspondent en rien aux vertus souhaitées par Napoléon : les mérites éminents  militaires ou civils  rendus à la nation, puisque telle est encore à ce jour, la définition pour l'obtention de cette décoration. Non mais sans blague !

 

Même si un historien amateur beuvrygeois ne semble pas vouloir comprendre notre motivation et réfute nos arguments qui ne correspondent pas aux orientations de sa ligne historique personnelle d’inspiration plus doctrinale.

 

Aujourd’hui, nous vous laissons remplir les cases pour obtenir la Légion d’honneur :

                                                                  a-      ……………………

                                                                  b-      ……………………

                                                                  c-      ……………………

                                                                  d-      ……………………

 

Toutes ces histoires de Légion d’honneur accordée à tel(le) ou tel(le) finissent par nous lasser.  

 

Ne suivez pas nos regards !... On se couche avec, on se réveille avec et on vit la plus grande partie de la journée avec … ces « informations vitales ».

 

Y’en a MARRE !...  Pas vous ?   Ah bon !

 

Même si le contexte est un peu plus particulier que d’habitude, ne croyez-vous pas que chaque gouvernement en place a distribué bien des hochets pour récompense et non pour services rendus  à la nation ? 

 

Demandez la liste des noms en mairie, elle y est disponible d’abord par le Journal Officiel, librement consultable sur place.

 

Ce n'est pas une nouveauté. Ce n'est pas une excuse non plus, nous en convenons...

Cependant cette vindicte médiatique qui nous semble orchestrée dans d’autres desseins que ceux avoués, finit par quelque peu nous effrayer en détournant notre attention d’autres évènements plus importants à nos yeux lentillés.

 

Un peu d'histoire pour utiliser les petites cellules grises si chères à un Belge : 

 

La naissance de la Légion d’honneur est la loi du 29 floréal an X ou pour les personnes du fond qui ont dormi pendant les cours : le 19 mars 1802.

Par cette loi, Napoléon Bonaparte, premier Consul, crée un ordre qui soit « le signe de la vertu, de l’honneur, de l’héroïsme, une distinction qui serve à la fois la bravoure militaire et au mérite civil ».

 

La Légion d'honneur est le premier ordre national.

La première promotion officielle de légionnaires date du 24 septembre 1803, l'insigne, « la Croix », date de 1804.

Une première remise d'insignes par Napoléon, devenu empereur des Français, a lieu à Saint Louis des Invalides le 15 juillet 1804.

Une seconde cérémonie a lieu à Boulogne-sur-Mer le 16 août 1804.

 

Les principes d'origine de 1802 n'ont en rien été modifiés.

L'appartenance à l'Ordre est « la récompense de mérites éminents acquis au service de la nation, soit à titre civil, soit sous les armes, toujours sous le signe de l'honneur et dans la fidélité à la Patrie ».

 

Certain(e)s courent plus vite que leur ombre pour se faire décorer et j’en connais qui s’échauffent déjà pour ce sprint au cas où, et pas loin de nous…

 

Mais il en est aussi qui la refusent.

 

Le curé d’Ars, saint Jean-Marie Vianney, reçut la croix de chevalier de la Légion d’honneur en 1855, à son insu : la demande en avait été faite par le sous-préfet de Trévoux et le préfet de l’Ain. Il la refusa au motif que la croix ne rapporterait pas d’argent pour les pauvres...

 

Les collaborateurs du Canard enchaîné se sont donné depuis toujours comme règle de refuser les décorations, au premier rang desquelles la Légion d’honneur.

Pierre Scize, journaliste, fut renvoyé du journal en 1933 pour l’avoir acceptée bien qu'elle lui fut décernée à titre militaire.

 

Le dramaturge Népomucène Lemercier refusant de prêter serment à l’Empereur et à sa dynastie,

 

Le poète Jean-François Ducis qui préférait « porter des haillons que des chaînes »

 

Gérard de Nerval

 

Nadar

 

George Sand qui écrivit au ministre qui lui proposait la croix : « Ne faites pas cela cher ami, je ne veux pas avoir l’air d’une vieille cantinière ! »

 

Honoré Daumier qui déclara : « Je prie le gouvernement de me laisser tranquille ! »

 

Émile Littré

 

Gustave Courbet

 

Guy de Maupassant

 

Maurice Ravel qui refuse immédiatement cette distinction, sans donner de justification

 

Pierre et Marie Curie. Pierre, à qui l’on proposait la croix, rétorqua simplement : « Je n’en vois pas la nécessité »

 

Claude Monet

 

Georges Bernanos

 

Eugène Le Roy

 

Albert Camus

 

Antoine Pinay

 

Brigitte Bardot qui est décorée en 1985 mais refuse d’aller la chercher

 

Hector Berlioz, auquel l’État désargenté voulait payer une messe de Requiem avec le ruban rouge au lieu de verser les 3 000 francs promis, s’écria : « Je me fous de votre croix. Donnez-moi mon argent ! ».

 

Jacques Prévert,

 

Georges Brassens qui en fit une chanson.

 

L’écrivain Bernard Clavel a fait savoir qu’il refusait de recevoir la Légion d’honneur, préférant rester « dans le clan de ceux qui l’ont refusée ». Il a ajouté que son oncle Charles Clavel l’avait reçue parce qu’il avait abondamment versé son sang pour son pays dans une terrible guerre : « Je pense qu’il se retournerait dans sa tombe en me voyant porter le même ruban que lui. »

 

Philippe Séguin, dont le père est mort sans la recevoir.

 

Marcel Aymé. La réponse donnée par l'écrivain est restée célèbre. Il termine son article par ces mots : « [...] pour ne plus me trouver dans le cas d'avoir à refuser d'aussi désirables faveurs, ce qui me cause nécessairement une grande peine, je les prierais qu'ils voulussent bien, leur Légion d'honneur, se la carrer dans le train, comme aussi leurs plaisirs élyséens»

 

Edmond Maire la refusa en déclarant : « Ce n’est pas à l’État de décider ce qui est honorable ou pas. »

 

Michèle Audin, mathématicienne, fille du mathématicien Maurice Audin (1932-1957), refuse le grade de chevalier de la Légion d'honneur au motif de l'absence de réponse du président Sarkozy à la lettre ouverte envoyée par sa mère demandant que soit éclairci le mystère de la disparition de son mari en Algérie et que la France assume sa responsabilité

 

Le 5 janvier 2009, les journalistes politiques Françoise Fressoz (Le Monde) et Marie-Eve Malouines (France Info) ont annoncé refuser la décoration : « Rien, dans mon parcours professionnel, ne justifie pareille distinction. Je pense en outre que, pour exercer librement sa fonction, un journaliste politique doit rester à l’écart des honneurs. Pour ces raisons, je me vois dans l’obligation de refuser cette distinction.

 

Et d’autres…

 

Mais il faudrait d’abord mettre une cartouche d’encre neuve dans l’imprimante !

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Panglos - dans L'info du jour
commenter cet article

commentaires

Qui ?

  • : Beuvry ces jours-ci...
  • Beuvry ces jours-ci...
  • : Ce qui va ou ne va pas à Beuvry. Un billet d'humeur avec un zeste d'humour ! Parce qu'on ne veut pas nous le laisser dire, alors nous l'écrivons !
  • Contact

Je Cherche Précisément