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14 août 2010 6 14 /08 /août /2010 16:48

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Dans le cadre d’une dénonciation d’une véritable catastrophe écologique, nous allons à nouveau remuer le couteau dans la plaie, en abordant des nouvelles alarmantes sur les pertes d'eau potable.

 

Les pertes des réseaux de distribution d'eau connaissent de très importants écarts entre villes et atteignent jusqu'à 41% comme à Nîmes, ce à quoi la secrétaire d'État à l'Ecologie Chantal Jouanno a déclaré qu'il fallait réduire ces pertes à 15%.

 

Bravo, mais ça fait encore beauceop… TROP !

 

Quelle est l’étendue du problème à l’échelle du pays?

 

Selon le  Ministère de l’Ecologie,

1 litre sur 4

disparaît dans une fuite

ou une rupture de canalisation.

 

Ce taux de 25% est nouveau. D’anciens rapports évoquaient plutôt 20%, statistique retenue jusqu’ici comme moyenne par les compagnies privées d’eau et les régies. Merci, c’est gentil de nous avertir de ce qu’on paie sans en avoir une goutte !

 

Le scandale est écologique. Ces centaines de milliers de mètres cubes sont prélevés dans les rivières et les nappes pour rien !

 

Il est aussi économique. Cette eau, comme à Beuvry pour la C.A.L.L., est traitée par des « usines » pour y être rendue potable puis envoyée dans des longs tuyaux mais elle n’arrive jamais aux robinets. Le calcul, le résultat sont implacables.

 

Pour les élèves du fond qui n’ont pas l’air bien réveillés mais qui remuent de temps à autre une fesse sur leur chaise sans la faire craquer, cela signifie qu’on ne peut en calmer la violence, qu'on ne peut apaiser. Les synonymes sont imparable, irréductible… Demandez à la maîtresse en face de vous…

 

    

Si on se base sur un mètre cube à 3,63 euros,

(prix moyen pour notre belle région)

    

les réseaux perdant 1,5 milliard de mètres cubes par an :

    

le coût pour les Français est ainsi évalué à plus de 5,4 milliards d’euros.

    

 

Elus locaux, régies et compagnies se renvoient les responsabilités.

 

Nous nous demandons si on a fait les calculs pour le S.M.A.E.L. ? Parce que si les valeurs données en « information au public » sont les volumes d’eau que doit recevoir la C.A.L.L., il faut recalculer ce qu’on va pomper…

 

Retournez vite voir sur les documents d’information qu’on vous a donné lors des réunions publiques (sourire) et sur les blogs déjà cités et vous verrez à quoi vous attendre !

 

Il va falloir aussi vérifier si les installations mises en place ne vont pas devoir faire appel aux forages, dont celui à proximité, pour garantir selon les volumes annoncés dans les contrats signés ne serait-ce qu’aux « heures de pointe »…

 

Pour le moment, à chaque fois que nous avons posé la question :

a-     soit au fond, le son n’a ni réveillé aucun des 6 centres d’intérêt connus, ni provoqué la moindre prise de micro pour un fleuve ruisseau de paroles concertées,

b-     soit ailleurs notre interruption du débat très important sur le niveau d’ensoleillement à Beuvry n’a été qu’un intermède récréatif et condescendant, l’indépendance ne signifiant que rarement considération…

c-      soit nous n’avons eu droit en haut lieu qu’à des sombres regards et des mines renfrognées avant qu’on ne nous tourne le dos… vers des visages plus courtisans…

 

Une chose est sûre, les communes, ou autres, méconnaissent souvent leurs réseaux, même les plus récents. Et nous ne parlons en termes d’êtres humains… là, ça maîtrise sans problème !

 

Nous avons d’ailleurs remarqué, non sans une pointe d’humour aquatique, que depuis un certain temps le niveau avait baissé sur certains dossiers… Certaines personnes dans Beuvry disent même que ça coule de source après avoir bien observé les travaux.

 

Donc, bien souvent, au moins la moitié des canalisations ont plus de quarante ans et l’on ignore pour beaucoup leur emplacement précis, la date de pose et le matériau de construction… Sur ce dossier, certaines personnes ne sont vraiment pas C.A.L.Lées…

 

Pour ne rien arranger, les travaux se font au goutte-à-goutte, parfois sans coordination ni vue d’ensemble. Il y a des exceptions à cette remarque, mais les dossiers avaient été préparés ailleurs…

 

"Il y a peut-être eu un peu de laxisme", murmure- t-on à la Fédération des Collectivités Concédantes et en Régie, l’association des élus locaux intéressés par l’eau, l’électricité et le gaz.

 

Après avoir consulté les rapports annuels sur les prix et la qualité de l'eau des 57 plus grandes villes françaises, le JDD a dressé une carte des "20 villes françaises qui gaspillent le plus : après Nîmes, la seconde place revient à Avignon avec 35,5% de l'eau produite qui n'arrive pas chez les usagers, devant Rouen (31,7%), Amiens (28,7%) et Toulon (26,7%).

Le meilleur élève est Paris, avec seulement 3,5% d'eau gaspillée, un résultat dû au préfet Haussmann, qui a développé les galeries souterraines au XIXe siècle. Ces galeries donnent accès à pied à 1.800 km de canalisations, "un cas unique en France, qui permet de détecter et de réparer très vite la moindre fuite", précise le journal.

 

Autres temps, autres mœurs…

 

"Remplacer une canalisation coûte plus cher que de colmater une jointure, ce qui n'engage pas à faire les travaux nécessaires, hélas", regrette la secrétaire d'Etat.

 

"Les collectivités ont l'obligation par la loi de rechercher les fuites", rappelle-t-elle avant d'ajouter que "nous prévoyons de leur demander de ramener leur taux de perte à 15%, voire moins dans les zones urbaines denses".

 

Les compagnies privées de distribution Veolia Eau et Lyonnaise des Eaux (Suez), qui alimentent les deux tiers des grandes villes, "renvoient la responsabilité aux élus locaux", selon le JDD. Elles estiment que les réseaux français sont "en meilleur état qu'ailleurs ou que leur rendement se situe "dans la moyenne européenne".

 

Vlan, donc en moyenne nous sommes bons à payer…

 

En France, en 2004, les opérateurs ont facturé 4,4 milliards de m3 d'eau potable pour un chiffre d'affaires de 6,1 milliards d'euros.

 

On estime que 25% de la consommation d'eau potable correspond à des fuites diverses dans les maisons et les réseaux. Les pertes associées dépassent donc le milliard d'euros annuellement


Bien que l'eau ne représente globalement que 0,8% du budget des ménages, les consommations des maisons individuelles avec des arrosages et des piscines peuvent atteindre, et même allègrement dépasser des budgets annuels de l'ordre du millier d'euros.

 

Une fuite éventuelle, si elle n'est pas détectée et réparée, peut générer des surfacturations de plusieurs milliers d'Euros pour le propriétaire.


Les coûts associés aux fuites les plus courantes sur une base de 3 € le m³ d'eau :

 

a-     Une fuite de chasse d'eau coûte entre 200 et 600 € par an,

b-     Un filet d'eau sur robinet coûte 400 € par an pour 15 litres par heure,

c-      Un arrosage consomme 1,5 à 2 m³ d'eau par heure et la perte est donc de 6 € environ par heure ou en cas d'oubli ou de disfonctionnement,

d-     Une fuite invisible souterraine ou une fuite de piscine s'identifie souvent à réception d'une facture d'eau qui peut s'élever de 1 000 € à 5000 € selon le cas.


On ne dispose pas de statistiques officielles sur les dégâts des eaux, mais on a pu établir les estimations suivantes par des recoupements d'informations :

 

a-     Le coût annuel des dégâts des eaux domestiques s'élèverait à environ 1 milliard d'euros.

b-     Les dégâts des eaux sont parmi les sinistres les plus fréquents en France avec 800.000 cas indemnisés chaque année.

c-      Les dommages indemnisés par les compagnies d'assurance suite à un dégât des eaux dans une maison individuelle s'élèvent rarement à plus de 3 000 €

 

Il faut ajouter aux montant des dégâts indemnisés ceux qui ne le sont pas et notamment les gaspillages d'eau. Les fuites souterraines représentent par exemple une perte globale de 10% de la consommation d'eau, bien que ces fuites d'eau ne concernent que 1% des usagers.

 

Il faut remarquer que la norme DIN 1988 préconise notamment que l'arrivée d'eau d'une installation soit coupée dès que celle-ci n'a pas été utilisée pour une période supérieure à 3 jours.


Tenez, un document à lire et même à relire, devant un bon verre d’eau fraîche !

 

http://www.aspef.org.br/arquivos/seminario3.pdf

 

Le Grenelle fixe des objectifs à atteindre en fonction de la taille des agglomérations en instaurant un mécanisme assimilable à un bonus-malus. Les villes devront, en moyenne, parvenir à 15% de pertes.

 

Les ingénieurs disent qu’un minimum de pertes est inévitable. Les sous-sols bougent, les consommations varient, le climat use les matériaux et les joints fatiguent…

 

La prochaine fois, pour être (r)assurés (et voir si nous serons indemnisés), nous vérifierons qu’à Beuvry les sous-sols ne bougent pas trop même auprès des arbres.

Il faut vous dire que vis-à-vis de la municipalité, notre confiance comme notre espoir  sont déjà bien fissurés à la vue des fondations plus ou moins révélées de ce qu’on nous prépare !

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Published by Panglos - dans L'info du jour
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Pugwash 21/08/2010 20:41



Un élu qui s’oppose aux propos tenus sur ce blog ( et non pas un de ceux-là ! ), nous a rappelé d’une manière épineuse que «
[…] Toute facture d’eau comprendra un montant calculé en fonction du volume réellement consommé par l’abonné à un service de distribution d’eau et pourra, en outre, comprendre un montant calculé
indépendamment de ce volume, compte tenu des charges fixes du service et des caractéristiques du branchement […] » (article 13 II de la loi sur l’eau du 03 janvier 1992).


 


D’accord !


 


Mais à aucun endroit dans les textes n’est écrit, ni sous-entendu, que le prix facturé ne doive être calculé de manière à prendre
en compte les pertes en volume lors du captage, du transport, de la distribution, etc… peu importe l’entité en charge de ces actions (Veolia, S.I.A.D.E.B.P., S.M.A.E.L., PicNicDouille ou
autre…)


 


Simple question d’équilibre financier ! Non ?



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