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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 16:14



Nous allons répondre aujourd’hui en résumant à plusieurs questions de plusieurs personnes qui nous ont interrogés sur les aménagements presque réalisés et ceux qui devraient l’être ensuite à plus ou moins brève échéance subventionnée dans Beuvry (62660).


Questions ayant trait à l’urbanisme.

 

 


Ne pouvant revendiquer l’exclusivité d’être personnes élues, ni d'avoir le soutien (fut-il passif) de toute personne(*) dans cette situation et fauteuil, nous avons donc silencieusement fait avec nos moyens citoyens.


(*)     Ne cherchez pas, il ne faut pas mettre de S, le Bled vous le confirmera. 
    En cas d’impossibilité d’accéder à tout document permettant la vérification de cette affirmation, nous pouvons sur demande écrite fournir un copier-coller respectant les règles.


Attention, qu’on ne nous catalogue pas après (ou même par toc déjà avant) lecture comme des adeptes du NIMBY (Not In My BackYard), expression dépréciative qualifiant des riverains qui s'opposeraient primairement à un projet local consensuel mûrement réfléchi et débattu.

Cet article n’étant que le résultat d’observations, d'analyses sous d’autres (paires de) lentilles dites S.G.D.G. et de projections fondées sur le passé, donc l’histoire.

Donc qui valent plus d'un euro !

Enfin, normalement !


 


Voir le film explicatif à l'adresse suivante :


http://vimeo.com/28191198


Initialement, c’est face à l'absence de terrains à construire dans et aux abords (faubourgs) des grandes agglomérations, que la solution qui a été de plus en plus évoquée est la « division parcellaire », pour densifier les quartiers où existent les habitations individuelles. 


En clair, diviser la parcelle sur laquelle est construite une maison pour en construire d’autres. 


Débouché qui fait rêver les promoteurs, constructeurs et élu(e)s contraints de respecter les textes en vigueur maintenant avant tout changement.


La division parcellaire pourrait être la solution d'avenir et fait actuellement l'objet d'un rapport de recherche du ministère de l'Ecologie, humoristiquement appelé « BIMBY », pour « Build in my backyard ».
Ce qui se traduit littéralement par : « construire dans mon jardin » ou « … dans mon arrière-cour ». 


BIMBY est un projet de recherche qui vise à la définition à court terme d’une nouvelle construction de la ville, en intervenant au sein des constructions particulières privées existantes.


Ce rapport finalisé fin 2012 « vise à donner aux maires les outils et les méthodes pour faire de la division parcellaire », expliquait l’ingénieur architecte B. Le Foll, en charge de BIMBY. 


Si les outils réglementaires nécessaires existent, beaucoup trop d’élu(e)s ne savaient pas jusqu’à maintenant s'en servir correctement en temps utiles. 


D’abord, il faut pour la commune inscrire dans son plan local d'urbanisme (PLU), des stipulations rendant la division parcellaire possible, or toutes les communes ne l’ont pas encore fait. 


Par exemple, et l’un des plus simples, le PLU pourrait commencer par jouer sur les distances de construction par rapport aux limites séparatives. 



Pourquoi propo ou impo -ser  BIMBY ?



D’abord l’argument choc présenté aux propriétaires pour leur faire adopter la démarche c’est que la somme des valeurs, du terrain créé par division parcellaire et de la maison amputée de ce terrain, serait supérieure à la valeur de la maison initiale. Sous réserve qu’ils demeurent propriétaires des toutes les parcelles ainsi réalisées.
Cette division permettrait donc à son propriétaire de valoriser son patrimoine. 


Mais elle permet à la commune de bénéficier de la création d’un terrain à bâtir dans un quartier déjà desservi et équipé, sans avoir à procéder à un étalement urbain.


Tout comme elle lui permet de s’en porter acquéreur afin d’y construire tout type de logement dont elle a besoin ou auquel la Loi l’oblige sans avoir à déroger aux règles d’urbanisme qu’elle a elle-même mise en place…


BIMBY serait donc à Beuvry : construire plus de logements sans étalement urbain par une action publique volontariste et efficace en terme de densification passant par la suppression du minimum parcellaire et du COS.


Autrement dit : réduction des minima pour les parcelles permettant la production de logements normalement abordables.


Mais le présenter à la majorité des compatriotes risque fort d’ailleurs pour la plupart des élu(e)s d’être un exercice difficile tant il demande d'accepter de remettre en cause une bonne partie de nos schémas de pensée traditionnels en matière d'urbanisme, de conception et respect des lois, et du dialogue social publique entretenu.


Le point sensible principal consisterait au départ dans le bonne relation devant être nouée entre les propriétaires de maisons individuelles et les porteurs publics d’une démarche de densification ou d’intensification des quartiers choisis par les élu(e)s.


La démarche BIMBY deviendrait alors dans la commune une partie des outils urbanistiques, au même titre que la ZAC ou le lotissement. Partie de cette palette d’outils qui s’offrent aux élu(e)s ambitieux(-ses) qui cherchent à penser et définir autrement l’avenir et la valorisation de leurs territoires.


Cette démarche qui procède d’un urbanisme à la parcelle, suppose une réécriture (presque) totale du règlement des zones U des documents d’urbanisme concernés (PLU ou POS) qui constitue une pièce particulièrement sensible et à plus d’un titre.
La démarche BIMBY nécessiterait cette révision du PLU dans un territoire où la pression foncière commence à s’intensifier en répercussion à celle de villes environnantes plus attrayantes. 
Pour cela, on peut dire qu’une démarche BIMBY est une autre bonne [sic] façon de rentrer en douceur [sic] dans la révision appropriée d’un PLU


La démarche repose sur un fort engagement et d’un travail chirurgical de la part de ces élu(e)s  par le fait que bon nombre de constructions futures édifiées sur des terrains issus de divisions pourraient être réalisées sur des superficies inférieures à 170 m2 comme révélé dans divers cas.


Mais pour cela, il faudra rassurer l'acheteur potentiel de la maison existante ou de la parcelle sur laquelle il s’est engagé à rapidement construire dans le respect des lois en vigueur, qui va logiquement craindre qu'on ne construise ultérieurement (une horreur)  sous ses fenêtres à plus ou moins brève échéance.



Et à Beuvry, les échéances on connaît !



Donc voici l’idée de départ en dessins :


 



 




En résumé si l'idée c'est ça


 



Mais qu’en serait-il à Beuvry ?


Vous vous dites : « Pourquoi imaginer de tels scénarii(*) catastrophiques ? »
(*)   Et oui, on écrit un scénario, et au pluriel des scénarii. Même quand ça ne fait pas rire.

Mais quoi de plus normal que de (se) poser des questions en cette période si grave, si trouble, si préoccupante quand les personnes en charge des dossiers qu’on ose poliment interroger aux heures officielles d’ouverture déclarent en préalable à toute poursuite, qu’elles seules ont été investies de l’autorité pour étudier et négocier ces projets et qu’elle sn’ont à ce titre aucune obligation de consultation pour faire bouger les choses, ni même le désir pour ne pas changer d'ailleurs.
Le mobilier en garde les traces et le souvenir…


Ajoutons en passant, que d’aucun(e)s personnes ont préféré (continuer à) se taire sur ce sujet sur lequel nous les avons interrogées. Alors qu’il pourrait bien un de ces jours arriver sur une grande table…


 

Et à l'avenir, pour toute union réelle ou tout aussi fictive de personnes intéressées, nous répétons encore une fois que nous pouvons mettre à disposition les résultats de nos travaux afin de leur éviter d'avoir à copier-coller et prétendre en être à l'origine.

 

Pour une fois qu'on autorise à ne pas travailler plus pour en raconter plus...

Beuvry : pas vu Bambi, pas vu bimbo, mais verrait BIMBY ?

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Published by Panglos
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commentaires

science toys 06/05/2014 13:29

I am very much impressed with the concept of BIMBY. But I think there are a lot of issues that may become obstacles while planning all these in urban areas. But, I really appreciate the effort that has been put in for the development of the society. Thanks a lot.

Ludovic 05/08/2013 17:31

Moigny-sur-École, le 05 août.

La ville de demain sera une ville densifiée, mais ne doit surtout pas inéluctablement le devenir d’une manière verticale !

Contrairement à ce que vous avez hélas observé chez vous à Beuvry, la démarche doit être une alternative à la densification verticale des villes ou des villages. Elle cherche à favoriser essentiellement la construction de nouvelles maisons individuelles sur des parcelles déjà bâties et à l’initiative des habitants.
D’où une vigilance soutenue pour contrer des dérives possibles malgré l’encadrement qui existe.
Issue d’un projet financé par l’Agence nationale de la recherche, elle connait ses premières expérimentations. L’intérêt de cette démarche est majeur en cette période de crise du logement et de maîtrise de l’étalement urbain.
Les élus locaux désireux d’accroitre leur population communale, tout en étant respectueux des préconisations des documents de planification urbaine supra-communaux tels que les SCoT (Schéma de Cohérence Territoriale), se voient de plus en plus contraints de reconstruire la ville sur la ville.
Donc à Beuvry, ce serait plutôt davantage de "renouvellement urbain" que de "développement urbain". C’est là que se trouve la difficulté, il faut que vos élu(e)s se décident à proposer des choix pertinents pour rester durables pour son développement.

La ville durable de demain sera une ville densifiée, mais pas forcément verticalement !

A Beuvry, une véritable démarche Bimby devrait proposer une alternative de densification du tissu urbanisé existant sans consommer de nouveaux espaces agricoles ou naturels. Et la densification est un élément de réponse au besoin de développement de la population d’une Commune.

Cependant, pour accroître la population, il faut avant tout attirer.

En effet la densification souhaitée doit être viable, c’est à dire que les constructions réalisées soient occupées par de nouveaux habitants et non vides !
Pour cela Il est nécessaire de bien étudier le marché immobilier local et de comprendre les logiques individuelles en matière de logement et de modes de vies. L’approche doit être conçue pour permettre alors de diversifier l’offre en constructions neuves en continuant de mettre sur le marché des maisons individuelles et plus uniquement de l’individuel groupé ou du collectif intermédiaire comme vous l’avez remarqué et le craignez par vos dessins
Cela paraît d’autant plus pour les petites communes périurbaines comme Beuvry dans lesquelles il devient plus facile, moins complexe, lus subventionné et donc surtout souvent moins coûteux de réaliser de gros projets d’habitat collectif.

Aujourd’hui, la démarche Bimby peut tout à fait être intégrée dans l’élaboration ou la révision d’un PLU.

Le PLU doit rester un outil de préservation des espaces, en devenant un outil adapté de gestion des ouvertures à l’urbanisation.
Dans le PLU avec le PADD (Projet d’Aménagement et de Développement Durable) et des OA (Orientations d’Aménagement), les 14 articles du règlement peuvent être travaillés finement dans le but de maîtriser la qualité d’un processus de densification pavillonnaire par la maison individuelle.
Une véritable stratégie communale doit répondre aux besoins identifiés (besoins en logement, diversification de l’offre, détermination des secteurs à intensifier…) pour établir et ajuster les règles d’urbanisme applicables à ces secteurs en faisant l’objet d’une démarche en propre et complémentaire à la mission de base du PLU.

Pugwash 05/08/2013 18:12

Nous n'aurions pas dit mieux !

Oups, c'est ce que disent toujours les grands politiciens beuvrygeois...

Ferions-nous alors nous aussi du copier-coller opposiborationnel ?

En tous cas bravo et merci pour ce commentaire.

Titi 03/08/2013 14:59

Connaissais pas Bimby. Mais à y regarder de plus près, on dirait bien qu'on l'applique à Beuvry. Surtout si des subventions du département arrive pour soutenir l'initiative.
Si j'ai bien compris, pour donner un coup de pouce aux fabricants de clapiers, on va autoriser les constructions sur des parcelles inconstructibles ?
Donc si sur un bout de terrain on veut mettre un immeuble avec vue imprenable sur mon jardin, les permis de construire vont pleuvoir ?

Et bien Beuvry va vraiment devenir une cité dortoir. On envoie déjà promener les entreprises qui veulent venir.
Est-ce que c'est parce que la commune ne peut plus percevoir des entreprises ? Alors que pour les particuliers vaches à lait ça reste possible ? Faudrait encore que les nouveaux arrivants puissent payer.
Mais d'une manière ou l'autre, ils payeront ou rembourseront.

Pugwash 05/08/2013 11:09

Bimby est une idée intéressante née dans les grandes villes où il (fallait) faut (faudra) jongler entre :

- prix du mètre-carré pour faire en sorte que les tranche sociales les plus intéressantes pour faire vivre la commune (du jeune couple aux seniors qui veulent rester) puissent y acquérir un logement sans avoir à y laisser jusqu'à la peau de leur ... ou leurs derniers os ;
- pour ces villes, ne pas avoir à étendre tous leurs réseaux (eau, gaz, électricité, BHNS et autres) pour atteindre tous les (nouveaux) quartiers. C'est à dire faire des économies d'échelle : trouver des moyens de rester la plus séduisante et attractive possible sans devoir renouveler sa garde-robe…

Mais attention aux dérives possibles dont certains stigmates apparaissent déjà ici ou là, résultats des ambitions électoralistes de certaines municipalités qui finissent par aboutir au résultat contraire de celui espéré, du moins officiellement promis.

Telles les nouvelles cités-dortoirs qui vont jusqu’à recréer de véritables ghettos…

Attention aux « Pardon, pardon, pardon, mais on n’savait pas. On est responsables d’accord, un petit peu, mais surtout pas coupables ! » Alors qu’on est formé dans des colloques, qu’on a à disposition une (très) abondante documentation, qu’on a un tas d’experts (dont des sociologues, donc pas que des banquiers et promoteurs et autres à qui on doit rendre un service) qui avertissent déjà…

Mais la question est : A Beuvry, sans appliquer une des directives de la démarche Bimby qui est la concertation entretenue et publique (donc non évènementielle) avec l’ensemble de la population pour que tout soit clair, prévisible, correct, intellectuellement honnête en somme contrairement à ce qui a déjà été fait ; comment arrivera-t-on à mettre en place une véritable démarche pouvant revendiquer le label Bimby ?

Attention donc à ce que Beuvry ne devienne pas un élément d’une sorte de grande couronne régionale.
En commençant par ne plus être qu’un faux bourg terminus… D’où il faut partir à chaque fois pour travailler, s’éduquer, se soigner, peut-être même très bientôt reposer (pas forcément en paix), et acheter le nécessaire vital ou autre, bref VIVRE et non pas survivre.

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