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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 10:33

 

Suite à une conversation animée avec des personnes toujours en recherche d’action, pas forcément cohérente ni surtout adhérente, nous avons sans doute encore jeté un PAVE dans la mare, mais on ne change pas des habitudes qui font bouger les ges pour changer les choses, non ?

 

Quand on parle action pédagogique … On va jusqu’au bout !

 

 

D’abord, un PAVE c’est quelque chose qui trouble une situation devenue normale, qui dérange des habitudes bien tranquilles.

Son sens, même à Beuvry (62660) est normalement compréhensible.

 

Il suffit d’imaginer une personne d’ordinaire assez inactive, assis(e) par un temps superbe au bord d'un canal dont la surface calme permet de s’y admirer longuement quand les lentilles sont parties et, aussi et encore, cela va de soi dans une telle occasion, de lui demander le plus naturellement du monde qui est le plus beau (ou la plus belle). Parce qu’on ne peut pas se fier aux goûts photographiques amicaux …

 

Soudain, avant même que le miroir ait pu lui aussi débiter une flatterie quelconque, un(e) inconnu(e) passant par là ; ça ne saurait être un(e) voisin(e) incommodé(e) sinon ça se saurait ; y jette une énorme pierre. Plouf !

 

Les conséquences multiples et immédiates de ce geste ussi stupide qu’une lettre anonyme, sont les suivantes :

                  -     L'eau de la mare devient très agitée et fait remonter la boue ; et d’autres choses aussi …

                  -     Cela empêche de s‘y admirer plus longuement et donc d'obtenir la seule réponse admise à la question pourtant capitale ; et qui va nécessiter une ré- -action !

                  -     Fait finir trempé(e) comme une soupe ;  ce qui pourrait faire croire que pour une fois on a mouillé sa chemise …

 

A Beuvry, il suffit déjà de ne retenir que la première des conséquences pour expliciter complètement la métaphore de l'expression.

 

Mais c’est d’un autre PAVE dont nous avons parlé et dont nous faisons ici un bref rapport. Sans rapport avec ce qui précède !

 

Le Plan de mise

en Accessibilité

de la Voirie et

des aménagements

des Espaces publics

(P.A.V.E.)

 

Redevenons pédagogues…

 

Le plan de mise en accessibilité de la voirie et des aménagements des espaces publics (PAVE) est prévu par l’article 45 de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées.

 

Déjà quand on commence avec le substantif "plan" à Beuvry (62660), si ça n'entre pas dans le dépliant publicitaire... 

 

Pour Beuvry, commune de plus de 1 000 habitants, le PAVE devait fixer - au minimum - les dispositions susceptibles de rendre accessible aux personnes handicapées ou à mobilité réduite l’ensemble des circulations piétonnes et des aires de stationnement présentes (pour l'à venir, nous tondrons plus tard, même si ça dérange) sur le territoire de la commune. Que ces circulations et aires relèvent de la voirie communale, intercommunale, départementale, nationale ou de voies privées ouvertes à la circulation publique. Voilà qui est précisé, pour les maniaques du copier-coller qui nous font ensuite le reproche de ne jamais rien faire. Après nous  avoir empêché de faire quoi que ce soit d'autre, soit-dit en passant ...

 

Toutes les communes, quelle que soit leur population, devaient avoir adopté leur PAVE au plus tard le 22 décembre 2009.

 

Certaines municipalités ont préféré rapidement transférer à l’établissement public de coopération intercommunale (EPCI) la compétence facultative « Elaboration du PAVE » dès que celle-ci a été préparée puis votée par ses membres.

 

En s'articulant avec des travaux de voirie ou de sécurité routière, le PAVE aurait pu être moins difficile à mettre en œuvre que l’on ne voulait le faire paraître.

Par les personnes en charge de ce dossier …

 

Après le schéma directeur d’accessibilité (SDA) des transports largement partagé voire dilué et source de nombreux bugs [sic] comme à Beuvry, et avant le diagnostic des établissements recevant du public (ERP), le PAVE est l’axe prioritaire de la loi sur le handicap que les collectivités territoriales devaient mettre en œuvre. 

 

Le S.D.A., personne ne vous en a parlé à Beuvry ? Même pas dans les comités de quartier depuis toutes ces années ? Etrange ...

Pourtant leurs responsables, désignés exclusivement par la municipalité, doivent aussi servir de lien et faire descendre les informations, et peutêtre aussi après en faire remonter, non ?

 

C’était aux communes qu’incombait cette tâche, sauf si elles avaient transféré cette compétence à un établissement public de coopération intercommunale (EPCI).

 

Le PAVE devait permettre de rapidement rendre accessible aux personnes handicapées et à mobilité réduite l’ensemble des circulations piétonnes et des aires de stationnement.

Il se divisait en deux parties :

                  -     état des lieux de l’accessibilité de la commune ;

                  -     propositions de travaux, chiffrées et programmées.

 

Donc encore des raisons de bouger un peu plus pour que Beuvry change. Au moins là !

 

Cependant, à Beuvry aussi, on a su remarquer qu’il n’existait pas de date butoir imposée pour la réalisation des travaux .

Le PAVE  fixait les délais, ce que autorisait tout à fait normalement à des aménagements ordinaires pour la municipalité.

 

Quelle planification fallait-il adopter ?

 

La municipalité de Beuvry a normalement préféré miser sur ses aptitudes remarquables de gestion de la souplesse ordinaire associée à une certaine tolérance administrative plutôt que sur une programmation figée,

Ceci afin d’adapter un budget communal qui commençait à être bien encombré… Et donc pour ne pas faire exploser certains postes, de biaiser par une mutualisation des  différentes opérations et donc des coûts.

Ceci alors qu’il avait été annoncé à plusieurs eprises que Beuvry avait dorénavant grâce à un retour en famille, accès à des moyens financiers auparavant méticuleusement bloqués !

Mais comme il faut effacer les mémoires ...

 

Attention : les travaux de voirie ne sont pas toujours suffisants, même si cette compétence a été stratégiquement cédée. Agir sur l’implantation du mobilier urbain, l’éclairage public ou l’enlèvement des ordures ménagères reste ancré dans la lignée des aménagements intégrés à un PAVE.

 

Dans Beuvry, comme les autres documents de programmation prévus par la loi, le PAVE devait faire l’objet d’une concertation, non seulement avec la commission communale pour l’accessibilité, mais aussi à travers un comité plus large, incluant tous les représentants de personnes handicapées à qui on permettait d'en faire la demande et les associations de commerçants.

Tout ça grâce à un servic de communication envers l'ensemble de ses compatriotes, le plus efficace possible !

Ce qui ne fut pas fait faute de réelle volonté de concertation publique. Par crainte de ne pouvoir contrôler une assistance pas assez illettrée pour obtempérer assez prestement ?

 

On aurait également pu coupler concertation et état des lieux de l’accessibilité, en mobilisant le conseil municipal et une large palette d’usagers concernés : personnes handicapées, seniors, parents d’élèves…

 

Mais pas à Beuvry …

 

Pourtant, ce genre d’orgaisation aurait pu faire ressortir déjà quatre axes :

 

1 -  Coordonner les travaux de voirie

         La chaîne du déplacement, qui concerne le cadre bâti, la voirie, les espaces publics et les transports, doit être accessible dans sa totalité.

 

         Exemple étonnant : Si, d’un côté, un bâtiment ouvert au public est rendu accessible, alors que de l’autre, la voirie qui permet de s’y rendre ne l’est pas, les usagers ne comprendraient pas.

 

         Ceci aurait démontré qu’il est indispensable de lier les réflexions sur le PAVE à celles menées pour le schéma directeur d’accessibilité (SDA) des transports et le diagnostic des établissements recevant du public afin d’articuler les différents travaux,  et ce, en fonction de la chaîne de déplacement.

 

2 – Réduire les obstacles temporaires

 

         On a pu remarquer dans Beuvry que l’inaccessibilité était le fait, dans dans la grande majorité des cas, d’obstacles temporaires : stationnement sur le trottoir, poubelles, dépôts divers…

 

         Et qu’il aurait donc fallu impérativement prévoir, au sein du PAVE, des règlements sur la localisation des poubelles et les permis de stationnement de certains commerçants et entrepreneurs, ainsi que des actions de sensibilisation au stationnement illicite.

 

3 – Cumuler aides et expertises

 

La commune pouvait mobiliser une partie de la dotation globale d’équipement (DGE) pour subventionner les travaux d’accessibilité. Au moins ceux prioritaires …

 

Il était possible de solliciter l’expertise et les conseils de la direction départementale des territoires (DDT), prévue par l’ATESAT (Assistance technique des services de l’Etat pour des raisons de solidarité et d’aménagement du territoire), malgré le fait notoire que celle-ci ne bénéficiait depuis longtemps des moyens conséquents.

 

Dans le cadre du plan de déplacements urbains, certaines autorités organisatrices de transport pouvaient être sollicitées pour une allocation d’un montant pour les diagnostics d’accessibilité de la voirie.

 

4 – Mener des actions pédagogiques

 

Le PAVE aurait pu être élaboré avec le concours des écoles de la commune grâce aux contenus des programmes, pourtant connus… En associant les connaissances et les compétences de la totalité de l’équipe municipale..

 

Ce qui, dans le cadre d’un projet pédagogique, aurait fait réaliser par les enfants des groupes scolaires un diagnostic sécurité et accessibilité de plusieurs itinéraires liés aux déplacements domicile-école.

 

Etonnant, non ?

 

Leurs travaux auraient alors été inclus dans le rapport final du PAVE. Un bon moyen d’impliquer les usagers. Et ce, dès le plus jeune âge.

 

Impact assuré.

 

Voilà qui aurait TAPé fort les esprits, même de celles et ceux que l’on considère comme d’ordinaire quand leur aide n'est pas requise comme illettré(e)s !

 

 

 

 

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Published by Panglos
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