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18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 11:56

Les résultats de quelques uns des engagements commenceraient-ils à se faire sentir à Beuvry ?

Ou plutôt sous Beuvry ?

 

Il est vrai qu’à Beuvry (62660) quand on pose une question : ou l’on vous fournit une réponse toute faite livrée copiée-collée d’un discours scootérisé assez vague et alambiqué pour être digne d’une pythie ; ou soudain on se souvient d’un rendez-vous important qui nécessite impérativement votre présence ailleurs et vous oblige à partir sans avoir eu le temps de répondre ni à une date ultérieure, ni maintenant …

 

 

Donc, nous nous sommes replongés dans un vieux problème beuvrygeois pour lequel on avait consciencieusement noyé l’information en le fragmentant derrière quelques arbustes : l’eau !

 

Donc contrairement à ce qui est laissé faire, nous avons répété à quelques élu(e)s que la meilleure approche pour la protection d’une zone aquifère est d’utiliser des méthodes préventives à sa contamination.

M. de la Palisse n’aurait pas dit mieux !

 

Sauf qu’à Beuvry (62660) on semble ne connaître ni l’un(e), ni l’autre, ni d’une manière indépendante, ni donc normalement de manière cumulée …

Etonnant, non ?

 

A l’appui de plusieurs expérimentations, on a pu confirmer que l’estimation de la vulnérabilité des nappes constitue un outil permettant de répondre à ce besoin.

 

Contrairement aux généralisations assénées lors de chaque intervention d’élu(e), il faut savoir que c’est suivant les variations de la topographie, de l’occupation du sol et de la géologie, que certaines portions de l’aquifère sont naturellement mieux protégées que d’autres et sont ainsi moins vulnérables à une éventuelle contamination causée par les activités en surface.

 

 

 

3 petites sources (pas forcément limpides …)

 

-     www.agrireseau.qc.ca/agroenvironnement/documents/Lamontagne_Charles.pdf

-     infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50662-FR.pdf

-     www.eccorev.fr/IMG/pdf/hoehener_mod2010.pdf

 

 

En effet, l'eau souterraine peut contenir des substances nocives, qui peuvent   être :

                  a-   d’origine naturelle comme par exemple la dissolution de minéraux dans les terrains traversés,

                  b-   mais aussi de cause anthropique, c'est-à-dire résultant de l’action directe ou indirecte de l’homme provenant par exemple des activités agricoles ou industrielles.

 

Ces deux types de contamination peuvent aussi être divisées en :

  • contamination ponctuelle c’est à dire provenant d’une source de contaminants localisée sur une petite superficie comme un réservoir d’hydrocarbure, site de déversement, etc..
  • contamination diffuse c'est-à-dire provenant de sources de contaminants réparties sur une grande superficie de territoire comme les pesticides ou fertilisants répandus sur des terres agricoles.

 

Ce qui démontre que l’étendue et la géométrie du panache de contamination, cette zone d’un aquifère contenant de l’eau dégradée par la migration d’un polluant dépendent notamment du contexte hydrogéologique ainsi que du temps écoulé depuis le début de l’activité polluante.

 

C’est par une étude de caractérisation hydrogéologique qui pourra permettre de déterminer avec une précision suffisante des zones de vulnérabilité où l’eau souterraine est vulnérable à la contamination, c’est-à-dire sensible face à des contaminants provenant de la surface, leur permettant d'atteindre la nappe phréatique, la source de captage ou de pompage.

 

La connaissance et la protection des zones de recharge, là où les précipitations s’infiltrent dans le sol pour atteindre la zone saturée sont particulièrement importantes parce que c’est dans ces zones que l’eau de surface s’infiltre vers l’aquifère.

 

La qualité de la nappe phréatique peut être compromise en cas de présence d’une source de contamination ou d’une eau de surface contaminée dans une zone de recharge.

La connaissance de l’aire d'alimentation (ou zone de captage) d’un puits est également importante parce que toute l’eau dans cette zone sera tôt ou tard pompée par le puits.

En effet si l’eau dans l’aire d’alimentation d’un puits est contaminée, l’eau pompée par ce puits sera éventuellement également contaminée.

 

C’est pourquoi, parmi d’autres, la méthode DRASTIC peut être utilisée pour permettre une évaluation relative de la vulnérabilité intrinsèque d’un aquifère, soit la susceptibilité de l’eau souterraine de se voir affectée par une contamination provenant de la surface du sol.

 

Elle est utilisée dans la région québécoise afin d’établir, via un calcul d’indice, une carte de vulnérabilité permettant d’identifier les zones les plus vulnérables à la contamination et de fournir un outil pour aménager le territoire tout en protégeant la ressource en eau souterraine.

 

Merci les cousins !

 

Le calcul de l’indice DRASTIC tient compte de sept paramètres physiques et hydrogéologiques :

                  1-   la profondeur de l’aquifère,

                  2-   la recharge,

                  3-   la nature de l’aquifère,

                  4-   le type de sol superficiel,

                  5-   la pente du terrain,

                  6-   la nature de la zone vadose,

                  7-   la conductivité hydraulique de l’aquifère.

 

 

Voici comment ces différents paramètres influencent l'indice DRASTIC:

 

     profondeur de la nappe              

plus la nappe est profonde, plus l’indice est faible ;

 

     recharge                                        

plus la recharge est importante, plus l’indice est élevé;

 

     nature de l’aquifère                     

plus l’aquifère est composé de matériel grossier donc perméable, plus l’indice est élevé;

 

     type de Sol                                    

plus le sol est composé de matériel grossier donc perméable, plus l’indice est élevé;

 

T       pente du terrain                            

plus la pente est accentuée, plus l’indice est faible;

 

       impact de la zone vadose           

plus la zone non saturée est composé de matériel grossier, plus l’indice est élevé;

 

C      conductivité hydraulique de l’aquifère

plus la conductivité hydraulique est importante, plus l’indice est élevé.

 

L’indice DRASTIC d’un aquifère peut varier entre 20 et un peu plus de 200, soit des degrés de vulnérabilité allant de :

 

«Faible»              indice égal ou inférieur à 100 sur l'ensemble de l'aire de protection;

 

«Moyen»             indice entre 101 et 179 sur l'ensemble de l'aire de protection;

 

«Élevé»               indice égal ou supérieur à 180 sur une quelconque partie de l'aire de protection.

 

 

 

Si

il n'est pire sourde

que la personne qui

ne veut pas entendre.

 

Et si

Il n'est pire aveugle

que celle qui

ne veut pas voir.

 

Alors

il n'est pire ignorante

que celle qui

ne veut pas savoir.

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Published by Panglos
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