Dimanche 8 novembre 2009

 

Verra-t-on encore à Beuvry le 11 novembre 2009, comme ces dernières années et de plus en plus avec un cynisme organisé et mal dissimulé la cérémonie de commémoration se transformer en un regroupement de plus en plus clairsemé ?

 

Verra-t-on encore une organisation aussi désinvolte sur tout son parcours au point que de parler d’organisation semble impropre ?

 

Verra-t-on encore un tel laisser-faire des autorités qui claironnent à tous horizons leur nostalgie mais abandonnent l’espace visuel et sonore à des ignares pendant les discours et hymnes nationaux ?

 

Verra-t-on encore les représentants officiels écharpés apparaître avec l’arrivée de journalistes, exécuter quelques pas dans une mise en scène mal ficelée puis se tenir dans un coin mais pas trop loin au cas où, et disparaître dès les dernières notes jouées ?

 

Entendra-t-on encore les bruits parasites couvrir et les discours (même s’ils ne sont que des copies de textes envoyés pas les ministères ) et les interprétations musicales parce que rien n’a été prévu contre une pollution ici de ce genre ou d’un autre genre ailleurs ?

 

Entendra-t-on encore les représentants officiels pérorer sur leurs ambitions alors qu’un moment de recueillement a été demandé ou qu’un hymne est interprété ?

 

Entendra-t-on encore les représentants officiels regretter une présence aussi faible à un moment si fédérateur et ensuite s’enfuir discrètement, mais sans toutefois oublier de saluer quelques proches, pour se rendre à une manifestation sportive avec leur concours organisée au même moment à quelques kilomètres ?

 

Ces mots vous ont paru trop forts ou trop abstraits ?

 

Alors là… C’est alors que contrairement à moi vous n’y étiez pas les années précédentes. Pourtant j’ai l’habitude de tourner la tête dans toutes les directions pour essayer de tout voir, de tout entendre. C’est un de mes défauts, je le reconnais et on me l’a déjà reproché.

 

 

Et nous ne nous serions pas salués ? Etrange ! Mais cette fois je n’y manquerai pas.

 

Ou, c’est que vous étiez chez vous devant votre télévision à regarder une retransmission, ou une émission de crétinisation sur une chaîne à vocation populiste, ou un film sur un DVD relatant les exploits d’un personnage dans une fiction infantilisante.

 

Ou c’est que vous aviez préféré profiter d’une promotion et vous rendre dans un hypermarché des alentours plus enclin à vous faire dépenser et enrichir ses actionnaires qu’à respecter les lois sur les jours fériés. Pourtant, vous vous étiez prononcé contre ce projet de loi autorisant cela lors de  nos dernières rencontres…

 

Abstraits, alors qu’ils sont employés fréquemment et sont répertoriés comme d’un niveau proche du primaire ?

 

J’arrête ici car je ne voudrais pas vous lasser avant le sujet qui nous intéresse.

 

 

 

Si le 11 novembre est le 315e jour de l'année (316e en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien. Il reste encore 50 jours avant la fin de l'année. C’est surtout la fin de la première Guerre mondiale ; l'Allemagne signe l'armistice et restitue l'Alsace et la Lorraine à la France, après quatre ans d'hostilités, qui ont fait quelque dix-neuf millions de morts, dont 1 700 000 pour la France.

 

Le 11 novembre 2008 a été la première commémoration de l'Armistice de 1918 sans la présence d'un Poilu.

 

Ce jour, par ailleurs, le président de la République Nicolas Sarkozy a rendu hommage à tous les morts de la Première guerre mondiale, y compris les soldats français fusillés par leur commandement.[

] En effet, pendant la Première Guerre mondiale, en France 2 400 « poilus » auront été condamnés à mort et 600 fusillés pour l'exemple, les autres voyant leur peine commuée en travaux forcés. Cette estimation de 600 fusillés pour l'exemple ne prend pas en compte les exécutions sommaires, relatées dans les carnets de guerre des soldats.

 

L'Armistice fut signé à Rethondes, en forêt de Compiègne.

 

Au front alternent des scènes d'émotion, de joie et de fraternisation à l'annonce du cessez-le-feu. La liesse déferle sur la France, tandis que retentissent les coups de canon que Georges Clémenceau a ordonné de tirer


Au Palais Bourbon, à 16 heures, Clémenceau lit les conditions d'armistice, salue l'Alsace et la Lorraine et rend hommage à la Nation.

 

Ce "jour de bonheur" ne peut faire oublier à l'ancien combattant, revenu à la vie civile, l'expérience tragique et le message dont il est porteur.

 

Il importe en effet que le courage et les sacrifices des soldats durant ces quatre années de guerre restent dans chaque mémoire.

 

http://www.defense.gouv.fr/sga/content/download/46042/457887/file/n8__le_11_novembre_un_jour-memoire_mc08.pdf






Par Panglos - Publié dans : L'info du jour
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